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    Jul 11, 2026

    Will Stevens poleman des 6 Heures de São Paulo : « Sortir le tour du chapeau au bon moment »

    Will Stevens poleman des 6 Heures de São Paulo : « Sortir le tour du chapeau au bon moment » Will Stevens et Norman Nato s´élanceront depuis la pole position des 6 Heures de São Paulo 2026. Photo : DPPI

    Auteur de la pole position des 6 Heures de São Paulo au volant de la Cadillac n°12 de Hertz Team JOTA, Will Stevens a savouré une qualification arrachée dans les derniers instants, au terme d'un week-end pourtant loin d'être limpide. Le Britannique confirme l'étonnante affinité entre la V-Series.R et le tracé pauliste, mais se méfie d'une météo qui pourrait rebattre les cartes dimanche.

    Rien ne prédestinait la Cadillac n°12 à dominer la séance, tant les essais libres avaient laissé l’équipage dans le flou. « Nous n’avons pas eu de séances d’essais propres », a reconnu Stevens lors de sa conférence de presse post-qualifications. L’ancien pilote de Formule 1 a dû composer avec une lecture parcellaire du comportement de sa machine. C’est précisément là, selon lui, que se joue désormais la hiérarchie en Hypercar : « Cette année, tout se résume aux détails les plus fins : placer les pneus dans la bonne fenêtre, soigner les séquences de mise en température. Tout se joue là-dessus. »

    Libéré du trafic qui parasite les essais, le Britannique a senti la voiture s’affûter au fil des tours, jusqu’à cet ultime effort où tout devait s’emboîter. « En abordant le dernier tour, je savais que c’était celui-là qu’il fallait aller chercher », raconte-t-il, avant de souligner la difficulté singulière du tracé : « C’est un circuit vraiment piégeux à mettre bout à bout, avec tous ces changements de dévers. C’est extrêmement difficile, mais il faut simplement rester propre. » Le pari est réussi, et le soulagement palpable : « On a pu sortir le tour du chapeau au bon moment à la fin. Personnellement, j’étais vraiment très heureux. »

    Interlagos, jardin de Cadillac

    Deuxième pole consécutive sur le sol brésilien pour la marque américaine, victorieuse ici même l’an dernier : la question de cette domination locale s’impose d’elle-même. Stevens, honnête, avoue ne pas détenir la réponse définitive. « Je ne connais pas la vraie raison. Je pense que nous, en tant qu’équipe, comprenons assez bien ce type de circuits », avance-t-il, rappelant que le succès de 2025 offrait « une bonne fondation, une base de départ », malgré l’absence d’Alex Lynn, auteur de cette fameuse pole douze mois auparavant.

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    L’exploit n’en est que plus remarquable que la Cadillac 2026 n’a plus grand-chose à voir avec sa devancière. « Avec notre nouveau package aérodynamique, c’est une voiture assez différente. Réussir deux poles consécutives (au Brésil) avec un package différent, cela montre le travail que fournit cette équipe », insiste le poleman, qui y voit la validation d’un cap : « Nous commençons à performer sur la plupart des circuits, avec des styles et des caractéristiques différents. C’est exactement ce que nous cherchions avec ce nouveau package. » Et de conclure, non sans fierté : « Je suis fier de faire partie de cette équipe, de ce projet. Il reste du chemin, mais j’espère que demain, nous pourrons décrocher la victoire ici, à São Paulo. »

    La pluie en juge de paix ?

    Reste l’inconnue météorologique pour la course ce dimanche. Les prévisions, longtemps alarmistes, semblent s’adoucir sans pour autant écarter le scénario humide. « Toute la semaine, tout indiquait qu’il allait beaucoup pleuvoir cette nuit et demain. Mais cela semble s’améliorer : la pluie devrait plutôt arriver vers la fin de la course », détaille Stevens, avant de tempérer aussitôt : « Comme on l’a tous vu au fil des années à São Paulo, il peut pleuvoir à n’importe quel moment. Je serais assez surpris que nous ayons une course entièrement sèche. »

    Loin de redouter cette loterie, le Britannique l’envisage presque avec gourmandise — « selon notre position, nous embrasserons cette excitation… ou pas », glisse-t-il dans un sourire. Car au-delà des caprices du ciel, c’est bien la densité du plateau Hypercar qui promet le spectacle : « Je crois sincèrement que c’est très serré entre beaucoup d’équipes et de constructeurs. C’est super de se battre d’aussi près avec des voitures différentes. C’est ultimement pour cela que nous sommes là. » Rendez-vous dimanche pour le verdict. Départ à 11h30 (heure locale, 16h30 en France).

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