midmed-news.com
  • 2026-07-13 15:20:00 +0000 UTC

    Jul 13, 2026

    Florian Verhaeghe, le deuxième-ligne de Montpellier de retour chez les Bleus qui règne en touche et adore la pêche

    L'entretien était prévu samedi soir après la victoire en Australie (26-42) mais Florian Verhaeghe a été retardé par un contrôle antidopage. « Le protocole est assez long et j'ai souvent du mal à..., ça m'a pris du temps. » Il avait quitté le Suncorp Stadium avec les retardataires dans un van, mais cela n'avait pas altéré sa joie de retrouver l'équipe de France, trois ans après sa dernière sélection. C'était le 19 août 2023 contre les Fidji, dans un match de préparation à la Coupe du monde. Le deuxième-ligne du MHR (29 ans, 2,03 m, 109 kg, 4 sélections) n'avait pas passé le cut pour être dans les 33 puis avait plongé dans une période sportive compliquée. « Je n'avais pas fait une croix sur le quinze de France, mais c'est vrai que je n'y pensais plus. »

    L'ÉQUIPE

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    Auteur d'une très bonne saison avec le MHR, finaliste du Top 14, il a rejoint les Bleus cet été. On l'a retrouvé ce lundi dans l'hôtel de Tokyo que les Bleus ont rallié la veille au soir après neuf heures de vol depuis l'Australie. Pas vraiment dans son élément dans cette mégalopole, lui qui a l'habitude de vivre au calme, Verhaeghe profite néanmoins de ces moments en tournée. « C'était cool, lâche-t-il spontanément en évoquant la rencontre face aux Wallabies. J'ai vraiment vécu ce match comme si c'était une première. En plus, ce n'est pas du tout le même jeu qu'en Top 14, ça court, il y a moins de jeu direct. Moi j'aime bien me mettre dans le match avec des contacts. Là, c'était différent. Le seul truc pas très pratique, c'est que j'avais calé mon déménagement début juillet, donc c'est mon père qui a dû tout gérer (rires). » Calme et posé en dehors d'un terrain, il a évoqué quelques traits de sa personnalité et sa passion pour la pêche.

    Un état d'esprit différent :
    « Je ne suis pas quelqu'un qui parle beaucoup mais c'est l'occasion de monter un autre visage »

    En l'écoutant, on comprend que son premier passage en équipe de France n'était pas le plus épanouissant et avait pu se terminer sur une forme de malentendu avec Fabien Galthié et son staff. Sans rancune. Le deuxième-ligne montpelliérain avait eu droit à six minutes en guise de première sélection face au Japon en novembre 2021 et deux apparitions en préparation à la Coupe du monde 2023. Il se souvient surtout de ce statut de joueur souvent appelé dans les 42 mais rarement utilisé. « Faire les allers-retours en club, être dans le groupe sans jouer... Je pense que je m'étais un peu braqué à l'époque, reconnaît-il. Je ne m'en rendais peut-être pas compte mais je comprends avec le recul que ça pouvait être mal perçu. J'arrivais le lundi, je comprenais en enfilant les chasubles que je n'étais pas dans le groupe, c'était particulier. J'étais clairement moins content de venir en équipe de France qu'aujourd'hui (sourire). »

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    « Sa présence à la préparation à la Coupe du monde n'était pas anodine, expliquait Galthié la semaine dernière. Il avait déjà touché un haut niveau. Et là, il s'est construit différemment, on sent qu'il est plus abouti (sic). » « Avec l'âge, j'arrive à prendre plus de recul sur les choses, estime le principal intéressé. Je m'étais cramé quelques cartouches à cause de ça... Revenir, c'est pour moi l'occasion, sans me travestir non plus, de montrer un autre visage. Je ne suis pas quelqu'un qui parle beaucoup ni s'intègre rapidement dans un groupe, mais c'est important pour moi de dégager une autre image et de montrer de bonnes choses, avec la bonne attitude. »

    Le jeu :
    « Je n'ai pas la meilleure mémoire du Championnat »

    Est-ce qu'il écoute de la musique avant un match ? « Oui, si je n'ai pas oublié mes écouteurs. » Pourquoi ce bandeau à l'ancienne autour de la tête ? « Une fois, en jeune, j'avais oublié mon casque et je l'avais remplacé comme ça pour protéger mes oreilles. Et depuis, c'est resté. » Verhaeghe est visiblement un poil tête en l'air, ce qui peut poser un souci quand on est comme lui capitaine de touche, un rôle où il vaut mieux connaître par coeur les combinaisons pour éviter de faire dérailler l'alignement. « Quand vous devez annoncer la touche, vous êtes un peu le garant de sa réussite », résume-t-il.

    D'où ce strap à l'avant-bras qu'il a utilisé la semaine dernière pour ne pas se mélanger les pinceaux : « J'ai eu pas mal de choses à assimiler en arrivant (à Brisbane) car les codes et les combinaisons sont complètement différents de Montpellier. Et comme je n'ai pas la plus grosse mémoire du Championnat... (rires). Donc je me note souvent les codes sur ce strap, comme ça, je suis tranquille. J'avais vu Richie Gray faire ça à Toulouse et j'avais trouvé que c'était une bonne idée. Quand vous êtes cuit, ça vous fait un rappel. Au premier entraînement (avec les Bleus) mardi dernier, je l'ai pas mal regardé. Mais samedi, pas une seule fois. C'est juste une sécurité finalement. » Sans risque que l'adversaire en profite pour décoder son alignement ? « Ils peuvent zoomer dessus, ils ne comprendront rien (rires). »

    Très sollicité en touche à Montpellier, il l'a encore été samedi soir, captant neuf ballons, les Bleus terminant à 10/11 dans l'exercice. Signe que son activité ne se résume pas qu'à ça, il a également terminé à 17 plaquages (pour un seul manqué), autant de soutiens offensifs, 30 m parcourus et 12 passes. Verhaeghe a un profil à la fois aérien et combatif, sachant, même s'il apprécie moins ce poste, qu'il peut glisser en 6 si besoin. « Il fait clairement partie de ceux qui ont une carte à jouer pour la suite », estime Galthié.

    La pêche, la deuxième passion de Florian Verhaeghe. (instagram@florianverhaeghe)

    La pêche, la deuxième passion de Florian Verhaeghe. (instagram@florianverhaeghe)

    La passion :
    « Un club sans la mer, c'est plus cher »

    La zénitude dégagée hors terrain colle avec son vrai hobby hors rugby. D'ailleurs peut-être que le mot est encore trop faible. La pêche est l'autre centre d'intérêt de Florian Verhaeghe. « J'ai dit à mon agent que s'il me trouve un club sans la mer, c'est plus cher », plaisante-t-il volontiers. Le bateau amarré à Frontignan (Hérault), en solo ou à plusieurs, selon s'il choisit de partir sur un coup de tête : « S'il me prend l'envie comme ça la veille au soir, je pars le matin, je pars tout seul. Après, j'ai des copains maintenant sur Montpellier qui pêchent. Donc, quand on peut, on sort ensemble. Ou alors, on sort chacun de notre côté, on se rejoint sur l'eau. »

    Pas le genre à guetter la sortie du dernier iPhone, en revanche, il a son repère, à Palavas (Hérault), où il peut rester un moment à choisir quelques articles pour la sortie suivante : « Je vais au ''Loup blanc'', un petit magasin où le mec est passionné. Du coup, je peux mettre du temps. Je ne suis pas du genre à acheter le dernier truc sorti. Il me conseille ou je choisis selon les pêches que j'ai envie de découvrir. » Sa plus belle prise en mer fut sans doute un thon de 35 kg, il a croisé un espadon une fois sans s'y attaquer. Sinon en eau douce, c'était un silure.

    S'il doit avoir un regret sur cette tournée, c'est de ne pas avoir pu effectuer une petite sortie : « J'ai essayé au moment où on est arrivés en Australie et où ils sont partis en Nouvelle-Zélande, mais les guides de pêche, ils étaient pleins... C'est sûr que ça aurait pu être top. Après, là, on a pas mal bougé en ville. La ville, ce n'est pas trop mon truc. »

    2026-07-13 15:20:00 +0000 UTC