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  • 2026-07-11 12:05:06 +0000 UTC

    Jul 11, 2026

    Une bière locale sans alcool : c’est le pari d’une brasserie artisanale hyéroise !

    La bière sans alcool à la cote, et notamment chez les jeunes. Selon un sondage réalisé par la société d’étude de marché Dynata1, 51 % des 18-25 ans consomment des boissons sans alcool. Ce mouvement a été popularisé par des challenges comme le Dry January (pas d’alcool durant le mois de janvier). Mais pourquoi cette volonté de privilégier les boissons non alcoolisées ? Il s’agit simplement d’une prise de conscience collective sur le risque sanitaire lié à l’alcool. La génération Z est aujourd’hui à la recherche d’un mode de vie plus sain. On ne parle pas là d’une abstinence absolue mais d’un phénomène de « flexitarisme de l’alcool », avec des périodes d’alternance entre de la bière avec alcool et sans alcool. Des évolutions, qui selon Santé Publique France, sont liées à une préoccupation accrue pour la santé, l’environnement, ou la volonté de contrôler son image sur les réseaux sociaux.

    Ces nouvelles boissons sans alcool débarquent aussi dans les brasseries artisanales du Var comme dans celle des « Iles d’Or » à Hyères, qui propose sa toute nouvelle IPA sans alcool, « l’Anark ». « Nous avons eu l’idée de lancer des produits alternatifs il y a deux ans. Nous avons confectionné des softs comme de la limonade ou du Marcel cola, un hommage à Marcel Pagnol », s’amuse le cofondateur de la brasserie, Marcel My. L’été dernier, ils ont décidé de se lancer avec les bières 0 % d’alcool, un pari osé qui a séduit locaux et touristes. « Nos stocks ont été vidés 15 jours après la présentation de notre nouvelle « cul-nu » blonde », raconte-t-il. Un nouveau marché qui se développe avec une forte demande non seulement des jeunes mais aussi « des femmes enceintes et des musulmans qui souhaitent se désaltérer avec le goût de la bière, mais sans l’alcool ! »

    L’anark est un jeu de mot puisque le gôut serait réellement similaire à celle d’une vrai bière
    L’anark est un jeu de mot puisque le gôut serait réellement similaire à celle d’une vrai bière
    EDS/Var Matin

    Une boisson peu développée dans les brasseries varoises

    Dans la brasserie « bière de la Rade » à Toulon, la volonté de se réinventer avec de la bière sans alcool est dans les esprits, mais les contraintes économiques pèsent sur les entreprises artisanales. « Nous sommes bien conscients de la demande, mais le mode de fabrication de la bière sans alcool n’est pas le même que celui de la bière classique. Il faut une nouvelle machine coûteuse et ça nécessite un réel investissement », raconte Charles Doerr, cofondateur de la brasserie. Cette « machine », c’est un pasteurisateur, obligatoire pour faire une bière sans alcool de qualité et en toute sécurité pour le consommateur. Il affirme se concentrer pour le moment sur les gammes déjà présentes sur le marché, pour ensuite se pencher sur le sujet de la bière sans alcool « durant l’automne ou l’hiver ».

    Du côté de la brasserie de la « Cig » à La Seyne-sur-Mer, la bière sans alcool n’est pas d’actualité. « La gamme est déjà importante et il faut vraiment investir dedans », raconte Rodolphe Apparu, fondateur de la « Cig ». Pour lui, le marché n’est pas assez développé dans le Sud pour se lancer dans cette aventure. « La région PACA est connue pour ses vins, moins pour ses bières, il faut se laisser le temps », conclut le gérant. Du temps d’autant plus précieux que la bière sans alcool pourrait bien devenir l’incontournable du marché dans plusieurs années.

    1. Sondage réalisé par Dynata auprès d’un échantillon représentatif de 1 002 personnes de la population française âgée entre 18 et 65 ans, réalisé en décembre 2024

    Qu’est-ce qu’un pasteurisateur ?

    C’est un indispensable de la bière sans alcool. Le pasteurisateur permet le maintien de sa qualité. L’alcool n’est pas seulement un conservateur naturel, c’est aussi une protection contre le développement de certaines bactéries qui pourraient altérer le goût de la bière. En bref, une bière sans alcool sans pasteurisateur, c’est risquer la qualité et la santé du consommateur.

    Pourquoi les bières sont plus chères dans le Sud que dans d’autres régions de France ?

    C’est une question que beaucoup de sudistes se posent. Pourquoi payer une bouteille de 25 cl de bière 4 €, alors qu’on peut la trouver dans le Nord pour 2,50 € ? La réponse est simple. Le malt et le houblon, nécessaires à la fabrication de la bière, sont importés… du nord de la France et de la Belgique ! Il faut alors les acheminer. Autre dépense non négligeable, le prix du foncier dans certaines communes. Des dépenses à prendre en considération, ce qui fait augmenter le coût de production.

    2026-07-11 12:05:06 +0000 UTC