Suspecté d'avoir drogué son ami de 16 ans avec un soda pour le violer dans sa voiture : le suspect de 26 ans, déjà condamné pour agression sexuelle, a été écroué
l'essentiel EXCLUSIF. Un simple trajet entre Montauban et Monclar-de-Quercy mardi 21 juillet 2026 a viré au cauchemar pour un adolescent de 16 ans, emmené par un ami majeur en qui il avait toute confiance. Lors d'un arrêt dans un centre commercial de Montauban (Tarn-et-Garonne) pour acheter de quoi manger et boire, puis dans l'habitacle de l'automobile, le mineur a subi un viol sous l'effet d'une semi-inconscience consécutive à l'absorption d'une canette de soda. L'agresseur présumé, un homme de 26 ans déjà connu des services de justice et soumis à une interdiction de contact avec des mineurs, a été déféré puis placé en détention provisoire ce vendredi 24 juillet 2026.
Une canette de soda partagée, une soudaine perte de connaissance, un geste imposé dans l'habitacle de la voiture. Le mardi 21 juillet 2026, entre 17 heures et 19 heures, un Montalbanais de 26 ans accepte d'emmener son ami de 16 ans à Monclar-de-Quercy.
Sur le trajet, le conducteur décide dans un premier temps de s'arrêter dans un centre commercial de Montauban pour acheter un sandwich ainsi que des boissons. Au cours du déplacement, l'adolescent consomme une canette de soda avant de ressentir subitement un malaise particulièrement lourd.
Pris d'un état de semi-inconscience, le jeune homme réalise soudain que son ami majeur est en train de lui pratiquer une fellation non consentie. Dans un sursaut de lucidité, la victime parvient à repousser fermement son agresseur, qui stoppe son geste après quelques secondes.
L'ombre d'une substance chimique dans la canette
Profondément choqué par la scène, l'adolescent dépose plainte au commissariat de police de Montauban deux jours plus tard, le 23 juillet, accompagné dans ses démarches par sa mère qui est également entendue par les enquêteurs.
Immédiatement pris en charge par l'unité médico-judiciaire (UMJ) pour procéder aux constatations d'usage, à l'établissement d'une incapacité totale de travail et à des prélèvements, le jeune homme est examiné de près.
Face à ce déroulé troublant, la magistrate de permanence du parquet demande l'ouverture d'une information judiciaire pour viol sur mineur de plus de quinze ans.
Les investigations en cours doivent déterminer si la victime a été droguée à son insu, des prélèvements toxicologiques ayant été ordonnés afin d'éclaircir définitivement cette piste.
Interpellé dans la foulée, le suspect a été placé 48 heures en garde à vue au commissariat de police de Montauban où il a contesté l'intégralité des faits qui lui sont incriminés. Vendredi 24 juillet après-midi, il a été conduit à l'issue devant l'une des juges d'instruction du palais de justice. Contactée par La Dépêche, l'avocate du mis en cause, Me Amélie Piazzon, n'a pas souhaité à ce stade faire de commentaires.
Déjà condamné il y a un an pour une agression sexuelle sur mineur
L'homme de 26 ans, qui réside chez sa mère dans un village à quelques kilomètres de Montauban et perçoit l'allocation aux adultes handicapés (AAH), présente un passé judiciaire particulièrement lourd.
Déjà condamné en 2025 pour une agression sexuelle sur mineur, le Montalbanais était sorti de détention depuis seulement dix mois au moment des faits. En situation de récidive légale, l'individu figurait déjà au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS) et faisait l'objet d'une interdiction formelle d'entrer en contact avec des personnes mineures.
Ecroué à la prison de Seysses
Mis en examen pour viol sur mineur à l'issue de sa présentation au tribunal, le jeune homme a fait l'objet d'un placement en détention provisoire.
Vendredi en début de soirée, le prévenu n'a pas été conduit à la maison d'arrêt de Beausoleil comme c'est habituellement le cas, la structure montalbanaise faisant face à une surpopulation record de plus de 200 % avec 278 détenus pour 142 places, compliquée par une épidémie de gale détectée deux semaines plus tôt.
Le récidiviste présumé a finalement été transféré et incarcéré à la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse, où il attend désormais la suite des actes d'instruction.