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  • 2026-07-16 11:27:00 +0000 UTC

    Jul 16, 2026

    Société. « Je ne mourrai pas en Suisse » : Charles Biétry soulagé après l'adoption de la loi sur l'aide à mourir

    « Je ne mourrai pas en Suisse. On partait tous les quatre. Monique (son épouse) Francois, Juliette (ses enfants) revenaient seuls avec mes cendres », a écrit dans un message publié sur X le journaliste Charles Biétry, atteint de la maladie de Charcot. « Les députés ont changé le cours de ma mort. Lorsque les souffrances deviendront trop fortes je reviendrai exercer mon droit à la liberté, chez moi, au son de mes vagues », a ajouté le Breton, âgé de 82 ans.

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    L'ancien directeur des Sports de Canal+ (1984-1998), qui a révolutionné les rapports entre le football et la télévision, est devenu un ardent défenseur d'un droit à l'aide à mourir. Il avait révélé en 2023 être atteint de sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot, et évoquait régulièrement sa volonté de recourir au suicide assisté en Suisse, si les conditions n'étaient pas réunies en France « pour une mort douce et à peu près calme ».

    Le journaliste Chales Biétry prévoyait de mourir en Suisse. Photo ChamussySipa

    Le journaliste Chales Biétry prévoyait de mourir en Suisse. Photo ChamussySipa

    Dans un récent podcast de Radio France, il a aussi confié à la journaliste Nathalie Iannetta ses sentiments face à une telle solution.  « Ce n'est pas simple de prendre une telle décision. Il faut s'inscrire dans un organisme en Suisse, lire la documentation, choisir une méthode et, là, tu sens bien la mort rôder autour de toi. Mais on la maîtrise, on la choisit », exprime-t-il à l'aide d'un ordinateur et d'une intelligence artificielle reconstituant sa voix, lui-même ne pouvant plus parler.

    La maladie de Charcot, incurable, se caractérise par une paralysie progressive des muscles. Elle est devenue un emblème de la bataille pour l'aide active à mourir. La loi votée mercredi prévoit que le nouveau droit soit réservé aux patients majeurs, atteints d'une affection incurable engageant le pronostic vital et qui peuvent exprimer leur volonté de manière « libre et éclairée ». Elle doit encore être examinée par le Conseil constitutionnel avant d'être promulguée, puis que des décrets soient pris pour encadrer son application.

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