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  • 2026-07-15 05:00:00 +0000 UTC

    Jul 15, 2026

    Saône-et-Loire. Maisons fissurées par la sécheresse : « On est submergés par les propriétaires inquiets »

    Avec la canicule et la sécheresse, l’association Les oubliés de la canicule est submergée d’appels de propriétaires qui s’inquiètent car leur maison se fissure ou leurs fissures s’agrandissent. Et ce, dans toute la France. Elle conseille cependant d’attendre la fin de l’été pour toute démarche.

    Catherine Zahra -

    Aujourd’hui à 07:00

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    « La résine expansive proposée par les assureurs, car moins chère, pour combler les fissures, ne tient pas dans le temps », a pu constater l’association Les Oubliés de la canicule.  Photo d’illustration Ketty Beyondas
    « La résine expansive proposée par les assureurs, car moins chère, pour combler les fissures, ne tient pas dans le temps », a pu constater l’association Les Oubliés de la canicule. Photo d’illustration Ketty Beyondas

    « Nous avons une recrudescence des inscriptions à l’association Les Oubliés de la canicule en ce moment, observe Gérald Grosfilley, son président. Les gens s’inquiètent car leur maison se fissure ou les fissures qu’ils avaient se rouvrent. » La raison : les chaleurs excessives de ces derniers mois avec trois périodes de canicule intense conjuguées avec les sols argileux. Un cocktail propice au risque de retrait-gonflement des argiles.

    Et en Saône-et-Loire, comme ailleurs, on ne compte plus les zones à risque qui sont répertoriées. Il suffit de consulter le site Géorisques du gouvernement. Chaque commune a ses zones à risque modéré ou important. « Malgré cela, des communes ont laissé construire des lotissements sur ces zones après 2003 », déplore Gérald Grosfilley, citant l’exemple de « Lons-le-Saunier (Jura) où 100 maisons ont été construites sur une zone à risque. »

    Des fissures se rouvrent à Savigny-en-Revermont

    Pour le moment, ce sont des habitants du sud de la France qui se manifestent surtout. « Mais j’ai eu une dame de Savigny-en-Revermont dont les fissures réapparaissaient il y a 15 jours. Cette dame a malheureusement accepté l’offre de l’assurance qui proposait de combler les fissures avec de la résine expansive. Cela ne tient jamais dans le temps, prévient le président qui suit des dossiers depuis 23 ans. Il n’y a que les micropieux qui changent tout, mais les assurances préfèrent des solutions à 30 000 € plutôt qu’à plus de 100 000 €. » C’est pour cela que les dossiers traînent malgré quelques avancées.

    L’association a deux référents avec l’union des consommateurs Que Choisir à la commission nationale des catastrophes naturelles où « elle joue les garde-fous et vérifie le traitement des dossiers ».

    « N’alertez surtout pas votre assureur dès à présent, attendez la fin de l’été »

    « Nous en sommes encore à traiter des dossiers de l’arrêté de 2023, fait remarquer Gérald Grosfilley, car beaucoup d’assurances d’habitation proposent le minimum. Il n’y a pas assez d’argent et je pense que bientôt, ces risques de retrait-gonflement des argiles feront l’objet d’une assurance à part. »

    En attendant, l’association conseille aux propriétaires qui constatent l’apparition de fissures ou la réouverture d’anciennes fissures sur leur maison d’en faire des photographies. « N’alertez surtout pas votre assureur dès à présent, attendez la fin de l’été, préconise Gérald Grosfilley. En 2003, ma maison ne s’est cassée que le 15 août. » L’association suggère plutôt d’en alerter le maire de sa commune en joignant les clichés et en faisant une copie conforme du courrier à la protection civile de son département. « Et si votre commune est reconnue en état de catastrophe naturelle, il faut en informer votre assureur dans les temps impartis. »

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