Nouvel accord sur la répartition du financement des Ateliers artistiques QBH : La majorité de Quiévrain fait taire les rumeurs
Les inquiétudes nées après le dernier conseil communal de Quiévrain n'ont pas tardé à se propager. Au point de faire naître des rumeurs sur un avenir incertain pour l'école de musique Amadeus, aujourd'hui rebaptisée Ateliers artistiques QBH. La majorité PS et l'échevin de la Culture, Gil Amand, tiennent toutefois à couper court aux spéculations : l'école poursuit ses activités normalement et aucun changement n'est prévu pour les élèves.
"Il n'y a pas lieu de s'inquiéter", insiste la majorité socialiste. Les cours seront assurés comme d'habitude, le traditionnel concert de Noël est maintenu et les familles ne verront aucune différence dans le fonctionnement quotidien de l'établissement.
À l'origine des interrogations, des discussions entre les communes de Quiévrain, Hensies et Bernissart concernant le financement de cette école artistique commune. Un débat qui ne porte pas sur la survie du projet, mais sur une répartition plus équilibrée des contributions financières.
Créé il y a plusieurs années, ce partenariat avait pour ambition d'atteindre un nombre d'élèves suffisant pour obtenir le statut d'académie. "Cela n'a malheureusement jamais été le cas, mais l'école reste très dynamique et accueille entre 90 et 100 élèves", souligne Gil Amand.
Une nouvelle piste refermée pour la gare de Quiévrain : "Sans partenaire privé, c'est impossible"Si l'établissement s'appelle désormais Ateliers artistiques QBH, c'est d'ailleurs pour mieux refléter cette collaboration entre les trois communes. Le siège principal reste implanté à Quiévrain, où se trouve également la majorité des élèves, tandis que des cours sont également organisés à Bernissart et Hensies.
Les adaptations décidées concernent essentiellement les subsides. Jusqu'à présent, le montant versé à l'école restait identique quel que soit le nombre d'inscrits. Désormais, des balises ont été instaurées afin que la participation financière évolue en fonction des effectifs. "Qu'il y ait dix ou cent élèves, l'école recevait le même montant. Ce ne sera plus le cas", explique l'échevin.
Parallèlement, les trois communes ont revu la clé de répartition de leurs interventions financières. "Nous nous sommes mis autour de la table et nous sommes tombés sur un accord. Personne n'a pinaillé", assure Gil Amand. Quiévrain continuera à assumer la plus grande part du financement, compte tenu de son rôle de centre névralgique et du nombre plus important d'élèves issus de l'entité.
Pour les responsables communaux, ces ajustements visent avant tout à assurer une gestion plus saine des finances publiques tout en garantissant la pérennité de l'école. "Nous sommes heureux que les Ateliers artistiques QBH restent installés à Quiévrain et continuent de proposer une offre culturelle dynamique", conclut l'échevin. Une manière de rassurer définitivement les élèves, leurs parents et le personnel : les changements se jouent en coulisses, pas dans les salles de cours.
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