Mort suspecte d’une ex-députée au Royaume-Uni: la police libère le suspect, l’enquête repart de zéro
Un homme de 26 ans, arrêté vendredi dans le cadre de l’enquête sur la mort de la députée britannique Ann Widdecombe, a été relâché et ne fera pas l’objet d’autres investigations, a annoncé la police samedi.
SW
Source: Belga
11 juillet 2026, 14:33
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Ann Widdecombe, 78 ans, est une ancienne députée conservatrice (1987-2010) et secrétaire d’État aux Prisons (1995-1997). Elle a été retrouvée morte jeudi à son domicile situé à Haytor, dans le Devon (sud-ouest de l’Angleterre).
La police locale a déclaré vendredi que son corps avait été découvert avec de “graves blessures”, et que son décès était considéré comme “suspect”, avant d’annoncer l’arrestation d’un Britannique de 26 ans.
“L’homme de 26 ans arrêté vendredi 10 juillet pour des soupçons de meurtre a été libéré de garde à vue et ne fait plus partie de l’enquête”, a-t-elle indiqué samedi matin dans un communiqué.
La piste terroriste ou politique écartée par la police
“Les enquêteurs poursuivent leurs investigations et nous restons déterminés à établir l’ensemble des circonstances entourant cet incident”, a déclaré son chef adjoint Matt Longman.
La veille, ce responsable avait dit ne disposer “d’aucune information permettant d’affirmer qu’il s’agit d’un crime à caractère politique”, précisant que la piste terroriste avait été écartée à ce stade.
La classe politique britannique sous le choc après le drame
Le Premier ministre Keir Starmer a qualifié l’annonce de l’enquête pour meurtre de “vraiment choquante”, tandis que la cheffe des conservateurs Kemi Badenoch s’est dite “abasourdie” par ce drame “horrible”.
Fervente supportrice du Brexit, Ann Widdecombe avait quitté les Tories en 2019 pour rejoindre le parti de Nigel Farage, sous la bannière duquel elle a été élue députée européenne, avant de devenir porte-parole de Reform UK.
Nigel Farage a réagi vendredi soir sur X en déclarant que sa mort était un “terrible reflet de la Grande-Bretagne moderne”, affirmant que les choses étaient “devenues encore plus dangereuses aujourd’hui” pour les élus politiques.