Mercato : Olise ne jure que par le Real Madrid, le PSG a décidé de ne pas insister - Sport.fr
Le dossier Michael Olise s’emballe à quelques heures de la finale de la Coupe du monde. L’international français veut le Real Madrid, Florentino Pérez est prêt à sortir l’artillerie lourde, et le PSG, lui, a déjà tourné la page. Explications.
Il y a des dossiers qui s’écrivent dans le secret des bureaux climatisés, et puis il y a ceux qui s’étalent au grand jour. Celui-ci appartient clairement à la seconde catégorie. Depuis quarante-huit heures, le nom de Michael Olise revient dans toutes les conversations du mercato européen — et pas seulement en France.
Le joueur ne se cache plus
En privé, l’ailier du Bayern Munich ne fait plus mystère de son envie : il veut le Real Madrid. Le sujet aurait même été abordé pendant la Coupe du monde avec Kylian Mbappé et Aurélien Tchouaméni, deux arguments vivants pour la Maison Blanche. Dans le camp bavarois, Dayot Upamecano fait de son côté tout ce qu’il peut pour convaincre son coéquipier de rester. Deux ans après son arrivée en Bavière, le voilà donc en position de faire basculer son été.
Le Real, lui, a compris le message. Selon les éléments rapportés par la presse espagnole et française, Florentino Pérez serait fan du joueur au point d’envisager une somme proche du transfert record de Neymar au PSG, soit environ 221 millions d’euros. Le club merengue attend la fin du Mondial pour dégainer. Autrement dit : dès la semaine prochaine.
Le PSG a fait ses comptes
Et Paris dans tout ça ? On aurait pu imaginer un bras de fer franco-français. Il n’aura pas lieu. Interrogé par L’Équipe, une source interne au club de la capitale a résumé la position parisienne d’une formule qui claque : « Il vaut mieux chercher le nouvel Olise qu’Olise ». Traduction : le PSG ne montera pas sur ce ring-là. Trop cher, trop tard, trop concurrentiel.
Ce n’est pas une reculade, ou plutôt pas seulement. C’est la traduction d’une doctrine assumée depuis deux saisons du côté du Campus PSG — celle qui consiste à acheter le potentiel plutôt que la notoriété. Luis Campos devrait accélérer dès la fin du tournoi, mais sur d’autres profils. En voilà une nouvelle qui va faire du bruit du côté du Parc.
Un été qui promet
Reste le Bayern. Le club allemand n’a aucun intérêt sportif à lâcher son ailier, et la clause de départ, si elle existe, ne fera pas les frais d’une négociation de couloir. Le rapport de force est réel : d’un côté un joueur déterminé, de l’autre un club qui n’a pas besoin de vendre.
Le feuilleton ne fait que commencer. Il durera probablement jusqu’à la dernière semaine du marché. Mais une chose est acquise : Michael Olise ne subira pas son mercato. Il l’écrit. Ce qui, à ce niveau, change à peu près tout.
Les prochains jours diront si le Real transforme l’envie en signature. Le compte à rebours, lui, est déjà lancé.