Le Kremlin dénonce des accusations "gratuites" après des sanctions de l’Union européenne visant des acteurs russes accusés de cyberattaques
Publié aujourd'hui à 12h41
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Sur cette photo de groupe diffusée par l'agence de presse russe Sputnik, le président russe Vladimir Poutine, accompagné du ministre de la Défense Sergueï Choïgou, près du mur du Kremlin, à l'occasion de la Journée du défenseur de la patrie (photo d'illustration) - AFP
Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont annoncé de nouvelles sanctions contre des acteurs russes accusés d’être à l’origine de cyberattaques visant à déstabiliser l’Europe. Moscou rejette ces accusations, dénonçant des mesures ”gratuites” et sans preuves.
Le Kremlin a qualifié de "gratuites" mardi les accusations de cyberattaques formulées la veille par le Royaume-Uni et l'Union européenne, qui ont annoncé prendre des sanctions contre Moscou pour ce motif.
Londres et Bruxelles ont annoncé ensemble lundi prendre des sanctions contre la Russie, qu'ils accusent d'être à l'origine de cyberattaques destinées à "semer le chaos et la division en Europe".
La Grande-Bretagne a annoncé prendre des sanctions contre 24 individus et entités liées aux services de renseignement russes, l'UE dévoilant de son côté des sanctions contre 13 entités et individus, dont des officiers du renseignement militaire russe (GRU).
Plus largement, face à la multiplication des cyberattaques d’ampleur visant leurs infrastructures stratégiques, les pays européens renforcent leur riposte diplomatique. Entre convocations d’ambassadeurs, sanctions financières et dénonciations publiques visant le “Centre 16” du FSB, l’Europe cherche à coordonner une réponse collective face aux opérations de cyberguerre menées par la Russie.

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Moscou rejette ces accusations
Mais du côté russe, le récit est bien différent. "Nous n'acceptons pas ces accusations (...). Ces accusations sont toujours gratuites, elles ne sont jamais argumentées et jamais appuyées par des preuves", a réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse à une question de l'AFP lors de son point presse quotidien.
Selon lui, la Russie accusée depuis des années de cyberattaques et d'ingérence électorale par les pays européens juge, "comme toujours", les sanctions "illégales".
"Nous nous sommes adaptés à des dizaines de milliers de sanctions imposées contre notre pays", a-t-il souligné. "Nous avons appris à contourner ces sanctions, nous avons appris à minimiser l'effet négatif de ces sanctions. Nous allons continuer à le faire dans le futur", a ajouté Dmitri Peskov.