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  • 2026-07-15 05:00:00 +0000 UTC

    Jul 15, 2026

    Le hockey en Brabant wallon | La Rixensartoise Marie Brasseur, une pionnière au cœur de "sa" Coupe du monde

    Élue à l'unanimité à la présidence de Ligue francophone de hockey en juin 2024, Marie Brasseur vivra cet été un événement qu'elle qualifie d'unique: une Coupe du monde "à domicile". Cette dentiste de profession est aussi une pionnière du hockey en Brabant wallon. Elle est à l'origine de la création du Rix Hockey Club, à Rixensart, en 2014, où elle a exercé la fonction de secrétaire. Aujourd'hui encore, elle continue d'y défendre les cages, comme elle le faisait auparavant au Lara Wavre. Elle nous a accordé un entretien fin juin, entre deux rencontres de la Pro League disputées à la Hockey Arena de Wavre.

    Marie Brasseur, comment êtes-vous devenue présidente d'une fédération de hockey ?

    J'ai commencé à jouer à 17 ans, au Lara, pour m'amuser. Devenue adulte, j'ai déménagé à Rixensart. J'étais enceinte de ma fille Margot quand mon oncle, à l'époque bourgmestre de Rixensart (NDLR: Jean Vanderbeecken), m'a proposé de rejoindre un projet de création de club de hockey. Le projet était bloqué politiquement – les moyens allaient tous au football –, jusqu'à ce qu'il obtienne la majorité absolue aux élections suivantes. Le club a été inscrit à la Ligue francophone de hockey en 2014, et nous avons obtenu notre terrain un an plus tard. J'ai commencé comme secrétaire du club. Je n'osais pas prendre la présidence, je ne connaissais rien au fonctionnement de ces organes. Le club a très vite été cité en exemple par la fédération, en partie parce que nous partions de zéro et suivions scrupuleusement toutes ses recommandations. C'est ce qui m'a valu d'être approchée pour rejoindre le conseil d'administration de la fédération. De fil en aiguille, j'ai été nommée vice-présidente il y a environ quatre ans, en vue d'une succession, puis élue présidente il y a deux ans, l'autre candidat (NDLR: Géry Dohmen) s'étant retiré en ma faveur.

    Être une femme à ce poste a-t-il représenté un frein ?

    Non. C'est un sport quasi paritaire au niveau des membres. On n'y est pas encore tout à fait, mais on y travaille, avec des campagnes comme United Girl Power pour attirer les filles. On mène aussi des actions pour féminiser l'encadrement: une Women Empire Academy, qui est une académie d'arbitrage pour les femmes, sera lancée en septembre, et une journée sera d'ailleurs consacrée au Girl Power pendant la Coupe du monde, le 16 août. Notre conseil d'administration est aujourd'hui paritaire, avec cinq femmes. C'est un vrai objectif de la fédération: les Red Panthers sont par exemple payées selon le même barème que les Red Lions. Cela dit, sur les trois présidences des fédérations belges de hockey, je reste la seule femme.

    Cette Coupe du monde peut-elle donner un coup d'accélérateur au hockey féminin ?

    Je le pense. C'est la première fois que les épreuves masculine et féminine se déroulent dans les mêmes pays, en Belgique et aux Pays-Bas. C'est une belle vitrine, d'autant que les Red Panthers et les Red Lions occupent actuellement le devant de la scène sur le plan sportif.

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    - ©EdA Mathieu Golinvaux

    Le format de la compétition est particulier cette année…

    Oui, et c'est ce qui le rend intéressant: les deux premiers d'un premier tour de poules de quatre équipes reforment une deuxième poule de quatre, dans le même pays, en conservant le résultat du match déjà disputé entre eux lors du premier tour. Terminer premier ou deuxième de cette deuxième poule a un vrai enjeu: les Pays-Bas joueront leur demi-finale chez eux s'ils terminent premiers de la leur. Si nos Red Panthers font de même, elles joueront leur demi-finale ici, à Wavre. Résultat: tous les matchs comptent vraiment, et cela promet des rencontres disputées du début à la fin.

    Quel est votre pronostic pour les deux équipes belges ?

    Les hommes peuvent espérer une médaille d'or. Pour les dames, tout dépendra des Pays-Bas. Elles sont actuellement invaincues et en tête de la Pro League, ce sont de vraies guerrières. Mon rêve serait l'or, mais je pense sincèrement que nos dames décrocheront l'argent.

    Quel sera, selon vous, le moment fort de cette Coupe du monde ?

    Il y en aura plusieurs. Le match d'ouverture et sa cérémonie le 15 août, avec Belgique-France en soirée, suivi d'un concert de Henri PFR. La finale, si les Belges sont qualifiés. Et un événement inédit: la première Coupe du monde de para-hockey, organisée en parallèle en Belgique et aux Pays-Bas, dont la finale se jouera aussi à Wavre, le 24 août, dans le cadre d'une journée consacrée à l'inclusion (accès gratuit). À titre personnel, j'espère surtout pouvoir assister à la finale dames. Ce sera le 29 août à Amstelveen.

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    2026-07-15 05:00:00 +0000 UTC