Le dernier carré parfait : quatre géants pour une nouvelle étoile
La Belgique aurait évidemment aimé s'y inviter. Comme la Norvège, la Suisse et le Maroc. On s'attendait d'ailleurs à ce que cette Coupe du monde à 48 équipes offre l'une ou l'autre grande surprise en fin de tournoi. Finalement, après cent matchs disputés, on se dit que le carré final était sans doute réservé aux quatre actuelles plus grandes nations du ballon rond.
Pour la troisième fois seulement, tous les demi-finalistes sont d'anciens vainqueurs. L'Argentine chassera une quatrième étoile, la France et l'Espagne une troisième, alors que l'Angleterre espère en ajouter une deuxième, soixante plus tard. Et pour la toute première fois de l'histoire, la logique du classement Fifa a été parfaitement respectée. Car les quatre premières nations mondiales – réparties aux quatre extrémités du tableau final – sont là où on les attendait.
Buts à la dernière minute, scénarios dingues et remontées magiques : le football est-il devenu plus épique ?Avant le tournoi, on savait en effet parfaitement – vu le règlement du tirage au sort – que la France (1) ne pouvait pas affronter l'Espagne (3) plus tôt que les demi-finales, si chaque équipe réalisait le parcours attendu (en prenant la première place de leur groupe). Idem avec l'Argentine (2) et l'Angleterre (4) qui avaient pointé ce rendez-vous dès la découverte de la répartition des groupes le 20 novembre 2025.
Si la Belgique a, par le passé, longtemps tenu l'une de ces quatre premières places du classement mondial sans avoir soulevé de trophée, le schéma actuel ne souffre d'aucune contestation. Il s'agit des quatre équipes avec la meilleure différence de buts et le meilleur ratio de victoires du tournoi.
Argentine – Suisse (3-1 a.p.) : un bijou d'Alvarez, une exclusion polémique d'Embolo et voilà les laborieux Argentins en demi contre l'AngleterreAvec le champion d'Europe 2024 face au champion du monde 2018 et vice-champion du monde 2022 d'un côté ; le champion du monde 2022 et champion d'Amérique du Sud 2024 contre le vice-champion d'Europe 2020 et 2024 de l'autre.
France – Espagne
Le bourreau des Diables de 2018 face à celui de 2026. Le Ballon d'or 2025 face à celui de 2024. La superstar du Real Madrid face à celle du FC Barcelone. Les deux meilleures défenses du tournoi. Ou la revanche de la demi-finale de l'Euro 2024. Ce duel France-Espagne (ce mardi soir à 21h) pourrait être paraphrasé de dizaines de manières, tant les histoires sont nombreuses et la rivalité historique. Mais il s'agira surtout d'une rencontre entre les probables deux plus séduisantes équipes de ces dernières années.

"Nous connaissons bien l'Espagne, ce sont les champions d'Europe en titre, nous les avons affrontés l'été dernier en demi-finale de la Ligue des Nations. Ils nous considéraient comme favoris avant la Coupe du monde, mais c'est l'Espagne qui est favorite", a lancé Didier Deschamps dans le petit jeu du rejet de pression sur l'adversaire.
Coupe du monde : cette statistique que Mbappé ne préfère pas savoir avant d'affronter l'EspagneAngleterre – Argentine
Des souvenirs du quart de finale de 1986 avec "la main de Dieu" et le "but du siècle" de Diego Maradona. Une rivalité causée par la guerre des Malouines. Ou une grande première pour Lionel Messi face aux Three Lions. Cette demi-finale Angleterre-Argentine (mercredi à 21h) sera également remplie de clins d'œil et de rivalité historique.
"But du siècle" et "main de Dieu" : quarante ans plus tard, Lionel Messi peut enfin arriver à la hauteur de Diego MaradonaMême s'ils n'ont rien gagné, les Anglais profitent actuellement d'une génération qui enchaîne les excellents résultats. Le pays s'est qualifié pour les demi-finales dans quatre grands tournois depuis 2018, autant que dans toute son histoire avant la Coupe du monde 2018. Le problème, c'est que son bilan est mauvais face aux équipes du top 4 mondial : aucune victoire dans les grands tournois.

"Nous affronterons l'une des meilleures équipes du monde en demi-finale, donc le plus réjouissant est d'être en demi-finale et de sentir que nous pouvons encore progresser", a commenté le capitaine anglais Harry Kane. "C'est un match de football. N'y voyons rien d'autre", a aussi voulu calmer le sélectionneur argentin Lionel Scaloni, passé par le championnat anglais lorsqu'il était joueur.
Que réclame la Norvège ? Qu'a répondu la Fifa ? Qu'indique son règlement ? Pourquoi les images 3D ravivent les débats ? Décryptage du "Cablegate"Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.