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  • 2026-07-18 04:56:00 +0000 UTC

    Jul 18, 2026

    La petite finale, un match qui a souvent compté pour le Soulier d'Or de la Coupe du monde

    Les matches qui ne comptent pas vraiment comptent encore pour ceux qui passent leur vie à compter, même leurs buts à l'entraînement. La finale pour la 3e place, en Coupe du monde, a très souvent vu la caste des buteurs s'arracher à la déception collective pour poursuivre un objectif individuel : devenir le meilleur buteur de la compétition, une distinction récompensée du Soulier d'or depuis 1982. Un objet que Kylian Mbappé avait reçu avec tristesse après la finale 2022, lui accordant toute son indifférence, juste avant que Lionel Messi et l'Argentine ne reçoivent le trophée dont il rêvait.

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    L'autre innovation, dans le règlement, concerne le critère en cas d'égalité : d'abord les passes décisives, ce qui rapproche Messi (8 buts, 4 passes) et Mbappé (8 buts, 3 passes), en cet été américain, mais éloigne un peu Harry Kane (6 buts, 1 passe), ensuite le plus faible temps de jeu (Mbappé a l'avantage sur Messi sur ce critère). Dans une Coupe du monde 2010 achevée avec quatre joueurs à 5 buts, les 3 passes décisives de Thomas Müller lui avaient permis de décrocher le trophée.

    Ronaldo, dernier champion du monde meilleur buteur

    Étrangement, ou non, parce que les défenses s'ouvrent plus pour la petite finale que pour la grande, le match pour la 3e place a souvent été déterminant pour le classement des buteurs : depuis Ronaldo (8 buts) en 2002, aucun champion du monde n'a été meilleur buteur de la compétition, ce à quoi Messi peut prétendre, dimanche soir. Déjà, en 1938, à Bordeaux, Leonidas, le « diamant noir », avait profité de Brésil-Suède (4-2) pour inscrire un doublé et terminer avec 7 buts.

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    Mais le précédent le plus prolifique concerne évidemment Just Fontaine, qui avait inscrit un quadruplé contre l'Allemagne (6-3) en 1958, pour porter son total à 13, un record qui semblait moins inaccessible après le premier tour, mais qui a repris sa place au musée, intouchable un moment encore, au moins jusqu'à la Coupe du monde à 64 équipes qui accentuera les déséquilibres et les scores fleuves.

    Le Portugais Eusebio avait inscrit un penalty contre l'URSS (2-1) en 1966, pour atteindre 9 buts, alors que Gerd Müller était resté bloqué à 10 après RFA-Uruguay (1-0), en 1970. Depuis, quatre meilleurs buteurs de la Coupe du monde ont fait la différence en marquant dans la petite finale : le Polonais Grzegorz Lato (7 buts) contre le Brésil (1-0) en 1974, l'Italien Toto Schillaci (6 buts) en inscrivant un penalty à la 86e minute contre l'Angleterre (2-1) en 1990, le Croate Davor Suker (6 buts) contre les Pays-Bas (2-1) en 1998, au Parc des Princes, et l'Allemand Müller (5 buts, 3 passes) contre l'Uruguay (3-2) en 2010, même si Diego Forlan (5 buts, 1 passe) avait également marqué.

    Stoitchkov en a perdu ses nerfs

    Souvent, les équipes changent, et les buteurs restent, sous l'effet de cette logique. Parfois, cela ne fonctionne pas, mais ils gardent leur trophée, comme Miroslav Klose (5 buts), muet dans Allemagne-Portugal (3-1) en 2006, ou Harry Kane (6 buts), titulaire en vain contre la Belgique (0-2) en 2018. Parfois, même, ils en deviennent fous, comme Hristo Stoitchkov, qui avait commencé d'insulter ses coéquipiers sur le terrain, et qui avait continué à la mi-temps, déclenchant une bagarre, selon la légende, parce qu'il ne recevait pas un seul bon ballon contre la Suède, en 1994, à Pasadena.

    Il en était à 6 buts, et il en resterait là, partageant sa couronne avec le Russe Oleg Salenko, parce que les Bulgares avaient tellement fêté leur fin de Coupe du monde qu'ils avaient été menés 4-0 à la mi-temps, score final, et parce que Stoitchkov avait soudain décidé de pratiquer un sport individuel. Un buteur doit savoir compter, mais sur les autres, surtout.

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