L'oeil de la rédaction. L'édito : Canicule, 14-Juillet, Coupe du monde : les arrêtés pleuvent
Dans son édito du jour, Alexandre Poplavsky, l’un de nos rédacteurs en chef adjoint, invite tout bonnement à la sobriété en se référant à deux études récentes démontrant que football, chaleur et alcool se révèlent être un cocktail explosif….
Alexandre Poplavsky -
Aujourd’hui à 19:52 | mis à jour aujourd’hui à 20:05
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Photo Julio Pelaez
Le cocktail est explosif. La coïncidence des festivités du 14-Juillet et de la demi-finale de Coupe du monde de football entre la France et l’Espagne, le tout dans le contexte caniculaire, conduit les autorités à prendre une série d’arrêtés. Pour garantir l’ordre public et la sécurité des personnes, les préfectures multiplient donc les décisions restrictives. Ici, la vente, la consommation ou la détention de boissons alcoolisées sur la voie publique est interdit depuis ce samedi jusqu’au mercredi 15 juillet. Là, notamment dans les départements en alerte orange ou rouge canicule, les compétitions sportives et les rassemblements festifs à caractère musical sont sommés d’annuler. Partout où la sécheresse fait craindre des incendies, les feux d’artifice sont soit reportés soit supprimés. Évidemment, chaque arrêté s’accompagne de recommandations car l’enjeu est aussi d’empêcher la saturation des services d’urgence déjà sous tensions. Dans ces conditions, les fan-zones seront souvent limitées.
Des études alarmantes
De nombreuses villes, comme Paris, préférant étendre les zones piétonnes à certaines rues adjacentes pour permettre aux restaurants et cafés d’étirer leurs terrasses jusque sur les voies de circulation et en même temps pour empêcher le chahut des véhicules emportés par la liesse populaire au coup de sifflet final. La priorité est surtout de réduire la consommation d’alcool, au grand dam, on peut le comprendre, des établissements. Car le cocktail canicule, Coupe du monde et alcool est un poison. Il joue sur nos humeurs.
Une étude conjointe des Nations Unies et de L’Union européenne démontre qu’à chaque fois que la température augmente d’un petit degré, les violences conjugales grimpent de 5 %. Une autre de la London School of économics établit même le lien entre la défaite d’une équipe au cours d’un match qu’elle était censée gagner et une hausse des violences domestiques de 10 % ! Alors pour que fête soit totale, la sobriété s’impose.