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  • 2026-07-11 21:10:31 +0000 UTC

    Jul 11, 2026

    Kobe Pauwels, l'intérimaire qui signe la pole pour Aston Martin en LMGT3

    Kobe Pauwels, l’intérimaire qui signe la pole pour Aston Martin en LMGT3 De gauche à droite : Kobe Pauwels, Gray Newell et Jonny Adam. Photo : DPPI

    Il ne dispute que sa deuxième course en Championnat du monde d'Endurance, et le voilà déjà tout en haut de la feuille des temps. Appelé pour suppléer Eduardo Barrichello au volant de l'Aston Martin Vantage n°23 de Heart of Racing, Kobe Pauwels a décroché la pole position LMGT3 des 6 Heures de São Paulo dès sa première Hyperpole. Un clin d'œil du destin : le Brésilien qu'il remplace, poleman ici même l'an dernier, s'est lui aussi hissé en pole ce week-end... en IMSA, où le retiennent ses engagements.

    À 21 ans, le Belge découvre le WEC par la petite porte, celle du remplaçant, et s’y installe déjà par la grande. Déjà appelé à Imola en ouverture de saison pour pallier l’absence d’Eduardo Barrichello, prioritairement engagé en IMSA, Pauwels retrouvait ce week-end le baquet de la Vantage n°23 pour sa deuxième apparition mondiale seulement. Et si la performance ne l’a pas totalement surpris, son ampleur, elle, l’a cueilli. « En Essais Libres 2, lors de la simulation de qualification, notre rythme était assez solide. Nous avions terminé troisièmes, c’était un bon regain de confiance : je savais que nous serions compétitifs si nous passions en Hyperpole », retrace-t-il lors de la conférence de presse post-qualifications. « Mais être compétitif à ce point, prendre la pole avec presque deux dixièmes d’avance, je ne m’y attendais pas. »

    Le mérite, insiste-t-il, est collectif autant qu’individuel. « L’équipe m’a donné des instructions claires sur la préparation des pneus, et je savais que dans mon deuxième tour lancé, les gommes seraient à leur meilleur. C’est ce que j’ai fait : j’ai réussi chaque virage, c’était comme un tour parfait. Quelques minutes plus tard, j’ai eu la confirmation que c’était la pole. Super heureux de la décrocher dans ma toute première Hyperpole en WEC. »

    Newell, l’art du timing

    Avant que Pauwels ne parachève l’œuvre, encore fallait-il franchir le premier écueil. Gray Newell, chargé de la phase initiale de la qualification, a dû composer avec un comportement pneumatique inhabituel et une consigne de dernière minute qui a fait monter la tension d’un cran. « Sur ce circuit, nous avons constaté que l’essentiel était de saisir le pic du pneu, qui est arrivé un tour plus tard qu’à l’accoutumée lors de cette séance », explique l’Américain. « Il a fallu s’ajuster, et honnêtement, entendre qu’il fallait faire un tour de chauffe supplémentaire était un peu inquiétant. J’avais peur qu’on rate le coche. Mais non : nous avons réussi à mettre un bon tour bout à bout. »

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    Le paradoxe n’échappe pas au fils du fondateur de Valve et Steam, Gabe Newell : personne, dans l’équipage (Jonny Adam est le troisième homme), ne connaissait Interlagos avant ce week-end. « Je n’étais jamais venu ici. Aucun de nous trois, en fait. C’est plutôt excitant de décrocher la pole dans ces conditions », sourit Newell, qui savoure une dynamique entamée dans la Sarthe lors des dernières 24 Heures du Mans où la voiture soeur, la nº27, avait signé la pole position : « Je suis vraiment heureux de prolonger l’élan du Mans. J’ai le sentiment d’apprendre à chaque course, de gagner en confiance. Et j’ai d’excellents coéquipiers à qui passer le relais pour finir le travail. »

    La pluie, dernière inconnue

    Le « travail », précisément, obéira dimanche à un scénario bien rodé. « Le plan, pour autant que je sache, est de continuer comme nous l’avons fait : je prends le départ, puis Kobe, et Jonny terminera », détaille Newell, qui ne cache pas espérer que le ciel patiente : « La pluie pourrait arriver un peu plus tard, et Jonny n’a pas peur du mauvais temps. Mais ce circuit va être sacrément piégeux sous la pluie. Ça promet. J’espère juste que ça restera sec pour mon relais. »

    Pour Pauwels, l’équation serait plus corsée encore. Le Belge n’a jamais roulé sur les Goodyear pluie, un baptême qu’il pourrait devoir passer en pleine course. « Je n’ai connu qu’Imola en début de saison, sur le sec, et toutes les séances d’essais ici à São Paulo ont également été sèches », rappelle-t-il. « S’il se met à pleuvoir demain, je devrai découvrir un nouveau pneu pluie en course, ce qui sera délicat. Mais l’équipe a déjà de l’expérience sur cette gomme. Je suis sûr qu’ils m’aideront ce soir, avec des données et de la vidéo, pour que je sois préparé au mieux avant le départ. »

    Rendez-vous à 11h30 (heure locale, 16h30 en France) pour le départ des 6 Heures de São Paulo 2026.

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