midmed-news.com
  • 2026-07-17 11:15:00 +0000 UTC

    Jul 17, 2026

    Grand Prix de Belgique : entre nostalgie et pragmatisme, les pilotes s'expriment sur le nouveau Spa

    L'avis des pilotes sur le Grand Prix de Belgique

    L'avis des pilotes sur le Grand Prix de BelgiqueCredit Photo - Icon Sport

    Le 17/07/2026

    La nouvelle génération de monoplaces, où la gestion de l'énergie occupe une place centrale, a profondément modifié le profil de nombreux circuits emblématiques.

    Zapping Sports Auto Moto Les 4 Heures du Castellet : dernière préparation avant les 24 Heures du Mans !

    Malgré plusieurs mesures d'atténuation mises en place, notamment une réduction des limites de déploiement d'énergie et la création de cinq zones d'activation supplémentaires de l'aérodynamique active sur le circuit de Spa Francorchamps, le temps de freinage relativement limité sur les 7 kilomètres du tracé belge oblige les monoplaces à puiser leur énergie ailleurs. Le résultat montre que de nombreux virages autrefois redoutés devraient désormais manquer cruellement de puissance électrique. Le champion du monde en titre, Lando Norris, s'est montré pessimiste quant au plaisir de pilotage qu'offrira l'un de ses circuits favoris avec la génération actuelle de monoplaces. Il prévoit un Spa très différent de celui qu'il a toujours connu, notamment dans le virage de Pouhon, tout en reconnaissant qu'il faudra attendre le week-end pour juger précisément de l'ampleur du changement.

    À lire aussi : 

    Haas : Ocon serein malgré les rumeurs sur son avenir

    Une course potentiellement plus lisible qu'à Silverstone

    Ce Grand Prix pourrait toutefois s'avérer plus simple à gérer qu'à Silverstone, où les nombreuses zones à pleine charge avaient favorisé un phénomène de dépassements incessants lors des premiers tours, en particulier pendant le sprint. Oscar Piastri a décrit dans des propos relayés par Motorsport.com une situation quasiment aléatoire à Silverstone, où la concentration nécessaire pour éviter toute collision dès les premiers tours atteignait un niveau extrême, entre gestion du bouton de boost et arbitrage constant sur le moment d'utiliser la batterie. À Spa, la stratégie énergétique semble plus évidente : les pilotes devront récupérer de l'énergie au freinage entre La Source et les Combes, avant de vider leurs batteries dans la ligne droite de Kemmel pour atteindre leur vitesse maximale. Piastri estime que cette approche relativement simple limitera les incertitudes, la plupart des pilotes n'ayant d'autre choix que de vider leurs réserves d'énergie sur cette portion du circuit, sous peine de se faire dépasser.

    Le troisième secteur s'annonce en revanche plus complexe sur le plan stratégique. Sans réel point de freinage majeur, il pourrait inciter certains pilotes à sacrifier partiellement le double gauche de Pouhon, pourtant emblématique, au profit d'une meilleure gestion énergétique avant la longue portion menant à la chicane de l'Arrêt de bus.

    Le pilote Haas Oliver Bearman reconnaît un vrai changement de hiérarchie dans ses circuits préférés depuis l'an dernier. Alors qu'il plaçait autrefois Spa et Silverstone en tête de ses affinités, il confie préférer désormais des tracés plus sinueux comme le Red Bull Ring ou le Hungaroring, où les nombreuses zones de freinage permettent de recharger la batterie et donc de rouler à pleine puissance plus souvent. Plutôt que de se plaindre de cette situation, le jeune Britannique choisit d'y voir une opportunité de progression personnelle. Il explique que la gestion différenciée de la puissance disponible selon les virages, parfois deux fois supérieure d'un virage à l'autre, l'oblige à repenser sa manière d'aborder chaque sortie de courbe, un exercice qu'il juge finalement formateur malgré les inévitables frustrations qu'il engendre.

    Hamilton privilégie le spectacle en course

    Lewis Hamilton adopte un point de vue sensiblement différent, accordant davantage d'importance à la qualité du spectacle en course qu'au seul plaisir de pilotage en configuration qualifications. Le septuple champion du monde cite Monaco en exemple : un circuit magnifique pour un tour rapide, mais une course peu satisfaisante en raison de l'quasi-impossibilité d'y dépasser. Pour lui, ce qui compte avant tout, c'est la bataille roue contre roue, la défense de position et la capacité à déjouer ses adversaires en piste.

    Un Spa bientôt biennal, un crève-cœur pour Norris

    Podcasts à la une

    MEN LIFE

    Pour résumer

    Malgré plusieurs mesures d'atténuation mises en place, notamment une réduction des limites de déploiement d'énergie et la création de cinq zones d'activation supplémentaires de l'aérodynamique active sur le circuit de Spa Francorchamps, le temps de freinage relativement limité sur les 7 kilomètres du tracé belge oblige les monoplaces à puiser leur énergie ailleurs.

    Rédacteur

    Alwena Gerbaud

    La Newsletter

    Retrouvez tous les jeudis une sélection d'articles dans votre boite mail.

    2026-07-17 11:15:00 +0000 UTC