Une épidémie record d’infections intestinales frappe les États-Unis
20 Minutes avec AFP
Publié le 14/07/2026 à 22h28 • Mis à jour le 14/07/2026 à 22h28
Les autorités sanitaires américaines ont signalé, mardi, une progression inhabituelle de maladies gastro-intestinales (la cyclosporose) aux Etats-Unis. Près de 7.000 cas confirmés ou suspects ont été recensés dans 34 des 50 Etats, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).
L’infection est provoquée par un parasite microscopique transmis par voie alimentaire. Elle « se transmet lorsque les gens consomment des aliments ou de l’eau contaminés par le parasite, généralement des fruits et légumes frais qui n’ont pas été suffisamment lavés ou cuits », a expliqué Gwen Biggerstaff, directrice adjointe d’une division des CDC consacrée aux maladies d’origine alimentaire.
Des symptômes violents qui peuvent durer
La cyclosporose peut provoquer une diarrhée explosive, une perte d’appétit, de la fièvre ou des vomissements. Les symptômes peuvent persister de quelques jours à plusieurs semaines. L’American Medical Association précise que l’infection « peut aussi entraîner un syndrome récidivant, les symptômes disparaissant puis réapparaissant ».
Alors que les Etats-Unis enregistraient ces dernières années entre plusieurs centaines et un millier de cas par an, les contaminations ont augmenté depuis mai. « On constate cette saison un nombre inhabituellement élevé de cas », a indiqué Gwen Biggerstaff. Les CDC n’ont toutefois confirmé aucune « source précise » à ce stade.
La chaîne de fast-food Taco Bell dans le viseur
Le Michigan, où la plupart des infections ont été signalées, étudie la piste d’une contamination liée à des salades et des laitues. La chaîne de restauration rapide Taco Bell fait également l’objet d’une enquête sanitaire, selon le Washington Post.
Notre dossier sur les Etats-Unis
La hausse des cas relance enfin les critiques visant les licenciements massifs réalisés l’an dernier par l’administration Trump au sein des agences sanitaires fédérales. Les CDC ont notamment perdu de nombreux experts et réduit les activités de l’un de leurs réseaux de surveillance des agents pathogènes alimentaires.