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  • 2026-07-17 05:26:16 +0000 UTC

    Jul 17, 2026

    Donald Trump accuse la Chine du "plus gros piratage de données électorales de l’Histoire" et lance une offensive pour "renforcer la sécurité des élections" à quelques mois des midterms

    l'essentiel À quelques mois des élections de mi-mandat, Donald Trump a relancé ses attaques contre le système électoral américain. Accusations visant la Chine, promesse de déclassifier des documents et pression sur le Congrès… Voici ce qu'il faut retenir de son allocution.

    Donald Trump remet une nouvelle fois les élections américaines au cœur du débat. Lors d’une allocution de 25 minutes prononcée depuis la Maison-Blanche, jeudi 16 juillet, le président américain a multiplié les accusations contre la Chine, les médias et le système électoral des États-Unis. À quelques mois des "midterms", il a également annoncé une série de mesures censées, selon lui, faire toute la lumière sur de supposées failles du scrutin. Un discours offensif, marqué par des affirmations qui ne sont, à ce stade, étayées par aucune preuve publique.

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    Déclassification de documents sur de présumées failles électorales

    Donald Trump a annoncé la déclassification "immédiate" d'informations détenues par les services de renseignement concernant les élections américaines. Selon lui, ces documents mettraient en évidence des "vulnérabilités choquantes" du système électoral.

    Le président affirme vouloir éclaircir d'éventuelles ingérences étrangères. Il n'a toutefois pas précisé quels documents seraient concernés, ni à quelle date ils seraient rendus publics.

    La Chine accusée d'un piratage électoral sans précédent

    Le locataire de la Maison-Blanche a accusé Pékin d'avoir mené "la plus grosse opération de piratage de données électorales de l'Histoire".

    Selon Donald Trump, la Chine aurait obtenu illégalement 220 millions de fichiers d'électeurs américains au cours d'une vaste campagne lancée après l'élection présidentielle de 2020. Là encore, aucune preuve n'a été rendue publique pour étayer cette accusation.

    Le président a également indiqué avoir demandé au directeur du renseignement national et au FBI d'ouvrir une enquête afin d'évaluer d'éventuelles ingérences chinoises dans les scrutins américains.

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    Une nouvelle contestation de l'élection de 2020

    Donald Trump a profité de cette prise de parole pour répéter que l'élection présidentielle remportée par Joe Biden lui avait été "volée".

    Une affirmation qu'il défend depuis près de six ans sans avoir apporté de preuves d'une fraude massive. De nombreuses décisions de justice, des audits électoraux, des experts et des organismes indépendants ont conclu qu'aucune irrégularité n'avait été susceptible de modifier l'issue du scrutin.

    Les chaînes NBC et ABC dans le viseur

    Le président américain s'en est aussi pris aux grandes chaînes de télévision qui ont choisi de ne pas retransmettre son discours en direct.

    Donald Trump a accusé NBC et ABC de participer à un "complot" visant, selon lui, à dissimuler la corruption du système électoral, rapporte l'AFP. Sans présenter d'éléments concrets, il a estimé que leur refus de diffuser son intervention pourrait justifier le retrait de leurs licences de diffusion.

    Pression sur le Congrès autour du "SAVE America Act"

    Enfin, Donald Trump a renouvelé son appel aux élus républicains pour qu'ils adoptent le "SAVE America Act", un projet de loi présenté comme essentiel pour "renforcer la sécurité des élections".

    Le texte reste toutefois bloqué au Sénat, où il ne dispose pas de la majorité qualifiée nécessaire pour franchir l'étape de l'obstruction parlementaire. Le président réclame désormais la suppression du "filibuster", une procédure qui impose aujourd'hui un seuil de 60 voix pour faire avancer certains projets de loi.

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    Le texte prévoit d'imposer aux électeurs la présentation d'un document attestant de leur citoyenneté américaine, comme un acte de naissance ou un passeport, au moment de leur inscription sur les listes électorales. Une pièce d'identité, à l'image d'un permis de conduire, serait également exigée pour voter, détaille Le Figaro.

    Pour de nombreuses associations de défense des droits civiques, ces nouvelles obligations risqueraient de compliquer l'accès aux urnes, en particulier pour les électeurs issus des minorités et les femmes mariées dont les documents d'identité ne correspondent pas toujours à leur nom actuel.

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