Disparition. Claude Halmos, célèbre psychanalyste médiatique, est décédée à 80 ans
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Claude Halmos, célèbre psychanalyste médiatique, est décédée à 80 ans
La psychanalyste Claude Halmos, spécialiste de l'enfance qui intervenait fréquemment dans les médias, est morte le 9 juillet à l'âge de 80 ans.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 19:27 | mis à jour aujourd’hui à 19:57
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La psychanalyste Claude Halmos, spécialiste de l'enfance qui intervenait fréquemment dans les médias, est morte le 9 juillet à l'âge de 80 ans d'un arrêt cardiaque, a annoncé ce jeudi le magazine Psychologies, auquel elle collaborait.
« Depuis 28 ans, Claude Halmos répondait aux questions que lui posaient les lecteurs et lectrices de notre journal. Par ses mots, mais également par sa pratique de psychanalyste, elle a aidé un nombre inimaginable de gens à comprendre qu'ils avaient le droit de parler de leur souffrance », a écrit Psychologies dans un hommage mis en ligne sur son site.Claude Halmos est décédée d'un arrêt cardiaque et a été inhumée mercredi, a précisé la journaliste Violaine Gelly, qui a signé l'hommage pour Psychologies et a longtemps travaillé à ses côtés. Cela faisait partie « de ses dernières volontés » que sa mort « ne soit pas rendue publique avant l'enterrement », a ajouté Violaine Gelly.
Une habituée des plateaux
Claude Halmos est longtemps intervenue sur la radio publique franceinfo, avec les chroniques “Savoir être” de 2007 à 2016 puis « C'est dans ma tête » de 2016 à 2022. À la télévision, elle était chroniqueuse dans l'émission “La grande famille” sur Canal+ dans les années 1990. Elle a également écrit de nombreux ouvrages consacrés à l'enfance. Elle s'était formée à la psychanalyse auprès de Jacques Lacan et avait travaillé aux côtés de Françoise Dolto, notamment dans des institutions comme la pouponnière d'Antony. Dans son hommage, Violaine Gelly souligne qu'il ne faut pas la réduire « injustement à une image de “psy des enfants” », même si, « comme tous les sans-voix, ils furent au cœur de son travail, elle dont la souffrance de ne pas en avoir était inconsolable ».
« Au-delà de son image un peu froide, c'était une personne pétrie de contradictions et extrêmement attachante », a dit Violaine Gelly. La famille paternelle de Claude Halmos était d'origine juive hongroise, et une partie a péri dans les chambres à gaz. « En 2012, devant la justice, elle avait obtenu le droit d'accoler à Halmos le nom originel de sa famille, Rosenthal, que son grand-père hongrois, face à la montée de l'antisémitisme, avait abandonné en 1918 », est-il rappelé dans Psychologies.
Pour rendre hommage à Madame Claude HALMOS, vous pouvez déposer un message de condoléances ou partager un souvenir en sa mémoire sur le site Libra Memoria.