midmed-news.com
  • 2026-07-16 19:18:43 +0000 UTC

    Jul 16, 2026

    Diminution des places d’accueil : la région bruxelloise risque-t-elle un désastre humanitaire ? - RTBF Actus

    Dans un centre géré par Belrefugee à Bruxelles, ce ne sont pas moins de 1000 personnes qui sont accueillies. Des demandeurs d’asile majeurs mais aussi des mineurs, des familles ou encore des personnes sans-abris. Avec la fin de cette subvention fédérale, elles pourraient se retrouver à la rue.

    "Il y a 1000 lits qui se ferment", explique Mehdi Kassou, le directeur de Belrefugee. En plus des 1300 personnes qui sont en liste d’attente, ça va faire 2300 personnes qui vont être en errance dans les rues de Bruxelles. Ça va provoquer un désastre humanitaire sur la région bruxelloise".

    Depuis 2022, le fédéral finançait 2000 places d’accueil en région bruxelloise. Aujourd’hui, la ministre de l’asile et de la migration Van Bossuyt les réduit de moitié, avec comme objectif leur suppression complète d’ici la fin de l’année. La ministre fédérale se défend : "Moi, je suis responsable pour l’accueil des demandeurs d’asile. Moi, je ne suis pas responsable pour le sans-abrisme à Bruxelles. Je ne peux résoudre tous les problèmes à Bruxelles à coups de subventions".

    Du côté du gouvernement bruxellois, le ministre de l’Action sociale Ahmed Laouej (PS) se dit inquiet et ne comprend pas cette décision : "Nous ne laisserons pas les gens mourir dans la rue de chaud ou de faim et dans des conditions épouvantables. Donc on continuera à tendre la main, comme on l’a toujours fait, à prendre nos responsabilités. Mais il faut d’abord que le fédéral soit rappelé à cette obligation."

    Au-delà des bénéficiaires, cette décision touche aussi les salariés qui travaillent dans ces centres. A cela, il faut ajouter le risque que certaines personnes déboutées ne soient victimes de réseaux criminels ou ne sombrent dans la délinquance.

    C’est la crainte du bourgmestre de Schaerbeek, Martin De Brabant (MR). Il a sur sa commune la gare du Nord. Un endroit réputé pour le deal de drogue. "J’ai une grande crainte que ce soit des nouvelles personnes qui soient à la rue, qui soient dans ces quartiers-là et donc qui soient aux mains des narcotrafiquants et de la traite d’êtres humains et donc avoir à nouveau une explosion de la criminalité dans ce quartier".

    De son côté, la croix rouge qui gère trois centres à Bruxelles témoigne son inquiétude et rappelle qu’aujourd’hui 10.000 personnes sans domicile ont été identifiées à Bruxelles.

    2026-07-16 19:18:43 +0000 UTC