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  • 2026-07-17 19:19:21 +0000 UTC

    Jul 17, 2026

    Des nouvelles éoliennes seront construites en mer du Nord d'ici 2031

    C'est une décision très attendue par le secteur des énergies renouvelables. Le conseil des ministres doit adopter, ce samedi, le nouveau cadre réglementaire en vue de relancer l'appel d'offres pour construire des nouvelles éoliennes en mer du Nord.

    La Belgique dispose aujourd'hui d'une capacité éolienne offshore de 2300 MW, qui permet de fournir environ 10 % de notre consommation annuelle d'électricité. Notre pays envisage d'ajouter entre 3150 et 3500 MW de capacités supplémentaires, dans une nouvelle zone appelée Princesse Elisabeth.

    Ces nouvelles capacités se répartissent en trois lots : un premier de 700 MW, un second de 1225 à 1400 MW, et un troisième de 1225 à 1400 MW. Le gouvernement De Wever s'est mis d'accord sur les conditions de la relance de l'appel d'offres pour le premier lot de 700 MW. Le point doit formellement être adopté, ce samedi, par le conseil des ministres.

    Au départ, le gouvernement précédent, dirigé par Alexander De Croo (Open VLD), envisageait de lancer cet appel d'offres pour fin 2024, ce qui n'avait finalement pas été le cas. L'Arizona avait, ensuite, succédé à la Vivaldi, en février 2025.

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    Et Mathieu Bihet (MR), le nouveau ministre de l'Énergie, avait décidé d'annuler l'appel d'offres, en juillet 2025. "Il y a un an, nous avons pris une décision difficile mais indispensable, explique-t-il. Nous n'avons pas choisi la vitesse pour la vitesse mais un appel d'offres juridiquement solide, qui inspire confiance aux investisseurs et protège le consommateur. Aujourd'hui, ce nouveau cadre est en place. Le dossier offshore repose à nouveau sur des fondations solides".

    "Un plafond de prix imposé à l'avance risquait de décourager certains candidats et de limiter la concurrence."

    Plusieurs changements sont à épingler par rapport aux règles fixées par Tinne Van der Straeten (Groen), la précédente ministre de l'Énergie. Ainsi, la participation citoyenne n'est plus indispensable pour concourir dans l'appel d'offres (même si elle reste possible). Selon Mathieu Bihet, la participation citoyenne obligatoire (NdlR: une ouverture du capital des parcs éoliens aux citoyens via des coopératives) risquait de décourager certains candidats. Selon lui, elle constitue aussi un coût qui pouvait être répercuté dans les subsides demandés par les candidats.

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    Subsides maintenus

    Mathieu Bihet a retenu le même système de subsides que sa prédécesseure, appelé "contrat pour différence à deux sens". En gros, un candidat s'engage à construire un parc éolien en échange d'un prix de vente garanti de l'électricité produite (par exemple 80 euros par MWh). Si les prix de marché sont inférieurs à 80 euros par MWh, l'État verse la différence au parc. Si les prix sont supérieurs, c'est le parc qui verse le surplus à l'État. Selon Mathieu Bihet, la participation citoyenne obligatoire risquait de conduire les parcs à demander un prix (ou "strike price") plus élevé.

    Ceci dit, le libéral a aussi supprimé le plafonnement des prix que peuvent réclamer les candidats. "Un plafond de prix imposé à l'avance risquait de décourager certains candidats et de limiter la concurrence", estime Mathieu Bihet. Il précise que les candidats qui réclament le prix le plus bas seront sélectionnés.

    Par ailleurs, le délai de construction des éoliennes a été étendu à cinq ans, au lieu de quatre ans, afin de tenir compte des pressions sur les chaînes d'approvisionnement. Les nouvelles éoliennes devront être mises en service, au plus tard, pour le 1er octobre 2031. Cette production ne sera donc pas incorporée dans les objectifs climatiques 2030.

    Au moins 75 % des turbines du projet ne pourront pas être fabriquées ou assemblées en Chine. Néanmoins, au maximum 85 % des aimants permanents utilisés pourront provenir de Chine. Ces exigences découlent du cadre européen Net-Zero Industry Act, visant à réduire la dépendance à la Chine, à renforcer la sécurité des infrastructures énergétiques et à soutenir l'industrie européenne.

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