Demi-finale de la Coupe du monde : "On est mieux au stade qu’en ville !" près d’un millier de supporters pour la première projection géante au stade de Tarbes
l'essentiel Projection géante au stade Maurice-Trélut : pour cette première, près d’un millier de supporters ont vibré devant France - Espagne. Entre ferveur familiale et angoisse de la défaite, les Tarbais ont fait monter une température déjà bien élevée.
Au stade Maurice-Trélut ce mardi soir, près d’un millier de personnes sont réunies en tribune. Pas de match prévu pourtant, en tout cas pas sur le terrain. Pour la première fois de son histoire, le stade emblématique du Tarbes Pyrénées Football accueille un écran géant, pour que les supporters puissent suivre la demi-finale France-Espagne de la Coupe du monde de football 2026.
« C’est vrai qu’on avait l’habitude de faire ce genre de rencontres place de Verdun ou à Marcadieu, mais jamais ici », indique l’organisation, qui promet par la même occasion – bien sûr si les Bleus se qualifient – d’installer à nouveau l’écran géant pour la finale !
"On est mieux au stade qu’en ville !"
Malgré la chaleur, la tribune n’a pas eu de mal à se remplir. Et les supporters étaient de tous âges : la majorité est venue en famille. Avant le match déjà, les pronostics font rage. « Moi, je dirais 3-1 », dit un jeune. « Rien à voir, 4-2 », l’interrompt son frère. Au premier rang, Antonin et ses enfants Evann et Aaron prévoient dans tous les cas « un but d’écart, en faveur de la France bien sûr ». Et Antonin confirme : « On est mieux au stade qu’en ville ! »
Pour donner chaud au cœur de l’équipe de France, à 6 000 km d’ici, sans se donner chaud à la tête, l’équipe du stade TPF a ouvert une buvette, sous le regard prudent d’une équipe de la Croix-Rouge.
Chloé, Nadège et Stéphanie sont aussi venues en famille, parées d’accessoires tricolores. Tout en haut de la tribune, elles sentent déjà la ferveur. Celle-ci se fait plus visible que les supporters espagnols, pourtant présents mais très bien cachés.
La Marseillaise, la foule s’y met en chœur, puis se lève, accompagnant les visages des joueurs qui défilent. Ça y est, la tribune est complète. Les retardataires se dépêchent. Même les escaliers sont comblés. La queue s’est éteinte, tout le monde a difficilement pris place, les yeux rivés à l’écran, quant à lui, même un peu trop petit pour le millier de spectateurs.
Au vu de la canicule, les éventails bleus, blancs, rouges sont de sortie. Le maquillage résistant à l’eau aussi. Tout est prêt, mais avant le coup d’envoi, le stade respecte une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat de Nice, il y a dix ans. 21 h. Le coup d’envoi est lancé.
"Quel stress !" annonce un supporter. Le reste semble être sur la même longueur d’onde. Malgré beaucoup d’encouragements et d’applaudissements, les Bleus ne parviennent pas à prendre possession du ballon. À la vingt-deuxième, le ton est donné. But pour la Roja, dont les quelques supporters se réveillent au TPF. Antonin, Evann et Aaron ne cachent pas leur stupeur depuis le bas de la tribune. Le match s’annonce corsé.