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  • 2026-07-11 20:47:50 +0000 UTC

    Jul 11, 2026

    Déferlantes 2026 : "Quand j’écoute Aya, je me sens la reine du monde", une fan décrypte les phénomènes Aya Nakamura et Theodora avant leur concert près de Perpignan

    Aya Nakamura et Theodora sont les têtes d’affiche de l’édition 2026 des Déferlantes. Elles se produiront sur la scène du Barcarès ce dimanche 12 juillet 2026. Louise, 20 ans, originaire de Perpignan, témoigne de son admiration pour ces deux artistes. Car, outre leur musique, elles lui inspirent un sentiment de puissance, d’acceptation de soi et de liberté.

    "Quand j’écoute Aya, je me sens la reine du monde". Ces mots sont ceux de Louise, 20 ans. Cette Perpignanaise trépigne d’impatience à l’idée de voir sur scène, ce dimanche 12 juillet 2026, celle qu’elle suit depuis près de dix ans déjà. Depuis 2017 et son premier album Journal intime. Bien avant l’heure de son titre Djadja qui l’a fait exploser. Bien avant qu’elle devienne l’artiste francophone féminine la plus écoutée dans le monde. Bien avant sa prestation iconique à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris 2024. Bien avant qu’elle remplisse trois Stades de France, jouant devant 220 000 spectateurs. Bien avant toutes les critiques racistes qu’elle peut susciter.

    Pionnière parmi les pionnières, Louise est la fan idoine pour décrypter le phénomène. Ou plutôt pour révéler ce qui se cache derrière. "Aya, c’est une vraie énergie. Surtout pour les meufs. Aya, c’est une aura féminine qui te donne envie de ressortir toute ta féminité et de danser. Sans jamais s’inquiéter du regard des autres. Elle est puissante. C’est quelqu’un de très charismatique. Je pense que son charisme et son personnage sont nés de sa confiance en elle". Aya Nakamura serait donc un modèle de confiance en soi et de puissance. Une image qui inspire forcément une jeune femme de 20 ans. "Quand je l’écoute, j’ai envie de sortir, de me préparer, de m’habiller court, d’aller danser et m’amuser. D’être libre. Et de me foutre de ce qu’on peut penser de moi. Il n’y a qu’elle qui influe ça. Enfin, elle, et Theodora".

    On va dire qu’Aya c’est la puissance et Theodora c’est l’acceptation de soi

    Theodora, c’est l’autre phénomène de la scène urbaine, également programmée aux Déferlantes ce dimanche. Une sorte de petite héritière de la grande Aya Nakamura. Car si la "Reine de France", selon sa communauté, a déjà près de dix ans de carrière à 31 ans, la Franco-Congolaise Theodora est devenue, à tout juste 22 ans, une figure incontournable du rap et du R’n’B. Celle qui a sorti son premier album à 16 ans s’est imposée dans le paysage musical en signant des textes où elle parle autant de sexualité que d’argent, avec humour et impertinence. Son appartenance à la diaspora congolaise et sa revendication de l’incarnation de plusieurs cultures font de Theodora une artiste qui inspire à ses fans l’envie de s’assumer. "On va dire qu’Aya c’est la puissance et Theodora c’est l’acceptation de soi. Theodora elle te dit : ‘Tu t’habilles comme tu veux, tu es trop belle’. Même quand tu fais partie des cultures alternatives. Elle t’encourage à t’assumer".

    Comme sa grande sœur Aya, Theodora revendique également son ambition de "business woman" cherchant à autant réussir sa carrière musicale que ses affaires. "Bref, Aya et Theodora, ce sont deux meufs de fou".

    Deux "meufs de fou" qui font visiblement un bien fou à toute une génération de jeunes femmes. À leur manière, elles prônent l’indépendance, la puissance, l’acceptation de soi et la liberté. Deux phénomènes musicaux donc, mais aussi sociétaux. Aya et Theodora sont indéniablement féministes et n’ont que faire des critiques… et de leurs auteurs.

    2026-07-11 20:47:50 +0000 UTC