Défense. Défilé « massif », bilan... Pour son dernier 14-Juillet, Macron se veut le président du « réarmement »
Ce sera, ce mardi, le dernier 14-Juillet d’Emmanuel Macron en tant que chef de l’État et chef des armées. Un 14-Juillet pas comme les autres donc, conçu comme étant le point d’orgue du réarmement de la France, qu’il a voulu et mis en place. « Le Président qui, le 14 juillet sera place de la Concorde sera un chef d’État qui avait pris un certain nombre d’engagements, il y a maintenant presque 10 ans devant les Français et qui les a tenus », vante l’Élysée.
Quand il a pris ses fonctions en 2017, Emmanuel Macron a annoncé qu’il augmenterait le budget de la défense pour arriver à 2 % du budget en 2025. « L’engagement a été tenu, et nous avons bien fait », s’est félicité ce lundi Emmanuel Macron lors de son dernier discours aux Armées. L’an dernier, à cette même date, il avait annoncé la réactualisation de la loi de programmation militaire, votée récemment par le Parlement. Elle acte un budget de 64 milliards d'euros pour les armées en 2027, soit deux fois plus qu’il y a dix ans.
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Un défilé « massif »
Le défilé sur les Champs-Élysées sera le reflet de ce réarmement. Il sera « massif » selon l’Élysée. « Les armées qui défileront mardi ce ne sont pas les armées de 2017. C’est vraiment une armée modernisée prête au combat », détaille l’entourage du président. Le nombre de défilants à pied est de 6 800 cette année contre 5 810 en 2025. Cela représente 15 % de troupes à pied en plus, 30 % de véhicules supplémentaires. Même augmentation pour les aéronefs.
Les désordres actuels du monde avec une guerre aux portes de l’Europe et un Moyen-Orient sous tension servent son bilan en matière de défense. Il le sait. « L’histoire jugera », a déclaré Emmanuel Macron devant un parterre de haut gradés, dans une ambiance qui n’avait rien à voir avec celle de son premier discours aux armées, en 2017. Ce jour-là, agacé par les critiques émises au sein même de l’armée sur son budget, il recadre, cassant, le chef d’État-major des armées, Pierre de Villiers : « J’ai pris des engagements, je suis votre chef ».
Emmanuel Macron ce lundi, lors de son dernier discours aux Armées en tant que chef de l’État. Photo SIPA /Sipa/Eric Tschaen
Un bilan positif
Emmanuel Macron, qui a été le premier président à ne pas faire son service militaire, a su malgré tout regagner la confiance de la Grande Muette. En tenant ses engagements budgétaires, et en effectuant de nombreuses visites, notamment sur des théâtres extérieurs. Les tensions géopolitiques actuelles servent son bilan sur le réarmement de la France, son autonomie stratégique, sa volonté de voir un réveil européen.
Conscient que la défense et l’international sont les points forts de son bilan élyséen, Emmanuel Macron a mis en garde sur la montée des nationalismes un peu partout en Europe, alors qu’il défend une vision européenne de la défense. « Partout où l’on flatte les nationalismes, en France ou ailleurs, on se trompe. Le patriotisme, oui ; le nationalisme, jamais ». Une petite phrase loin d’être neutre à un moment où plusieurs pays européens sont tentés par l’extrême droite, dont la France avec Marine Le Pen.