Cyril Thirion, l'un des deux vétérinaires au chevet des animaux, 24 heures sur 24, à la Foire de Libramont
Avec un peu plus de 2800 animaux présents sur le champ de foire, le bien-être animal constitue une priorité de chaque instant à Libramont.
Si la majorité des petits bobos sont pris en charge par les éleveurs ou les étudiants qui veillent quotidiennement sur les animaux dans les box, certaines situations nécessitent l'intervention d'un vétérinaire.
Installé à deux kilomètres du champ de foire, le Libramontois Cyril Thirion assure cette mission pour les bovins et les ovins durant les quatre jours de l'événement.
Présent sur le site depuis dix-sept ans dans le cadre du montage, il y officie comme vétérinaire depuis trois ans, tout en conservant une casquette technique liée à l'organisation.
"Je ne me lasse pas de la foire, sourit-il. Je suis présent essentiellement pour les ovins et les bovins et un confrère spécialisé dans les chevaux est également présent. Pour ma part, j'assure une présence quasi permanente, de jour comme de nuit, depuis l'arrivée des animaux le jeudi jusqu'à leur départ le lundi. Nous sommes de garde et nous intervenons uniquement lorsqu'on nous appelle, en cas de maladie ou d'accident."
Au total, il effectue généralement une dizaine d'interventions sur l'ensemble de la foire, un chiffre relativement faible grâce au travail de prévention et à la vigilance constante des équipes présentes dans les halls.
Entre égratignures et stress à gérer
Les problèmes rencontrés sont le plus souvent liés au stress provoqué par le bruit, la foule ou les manipulations lors des chargements et déchargements.
"Les animaux qui arrivent ici sont des bêtes de concours, préparées et en parfaite santé, souligne le vétérinaire. On ne fait donc pratiquement face qu'à de petits incidents comme des égratignures ou des blessures liées aux barrières par exemple. Plus rarement, on peut avoir un accident comme une patte cassée."
En cas de stress important, la priorité est de placer l'animal au calme dans un box de quarantaine, après un examen destiné à vérifier son état cardiaque et respiratoire. Dans la plupart des cas, quelques dizaines de minutes suffisent pour qu'il retrouve son calme. Les fortes chaleurs font également l'objet d'une attention particulière, même si de gros ventilateurs installés dans les halls permettent de maintenir une température adaptée. " Les animaux sont sûrement dans de meilleures conditions que les visiteurs, glisse le vétérinaire avec sourire. Avant même leur arrivée sur le site, un tri est effectué afin d'écarter les animaux jugés trop nerveux. Quant au traditionnel grand défilé du dimanche, il ne représente pas une inquiétude particulière puisque les animaux sont sélectionnés, habitués à ce type d'exercice et les dispositifs techniques garantissent leur sécurité comme celle du public. Les humains qui les accompagnent sont parfois bien plus stressés qu'eux lors de ce moment."
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