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  • 2026-07-11 07:49:17 +0000 UTC

    Jul 11, 2026

    Coupe du monde 2026 : après avoir brisé le rêve des Belges, la terrible Roja attend les Bleus pour une bataille monumentale en demi-finale

    L’équipe de France de football affrontera l’Espagne en demi-finale du Mondial-2026 ce mardi 14 juillet à Dallas. Victorieuse de la Belgique (2-1) vendredi à Los Angeles, la Roja retrouvera les Bleus pour un choc aux allures de finale avant l’heure, réédition de la demi-finale perdue par les Français lors de l’Euro-2024.

    Ce sera France-Espagne ! Les Bleus affronteront le 14 juillet pour une place en finale de Coupe du monde l’un de leurs meilleurs ennemis, la Roja, impitoyable d’efficacité, vendredi à Los Angeles, face à la Belgique en quart (2-1).

    Après avoir largement dominé le Maroc (2-0), les Français et leur attaque de feu hériteront de l’équipe la plus difficile à jouer du Mondial, dans un remake de la demi-finale du dernier Euro, qui avait tourné à l’avantage des hommes de Luis de la Fuente.

    L’Espagne fait peur

    Il y a deux ans et un jour à Munich, les coéquipiers de Randal Kolo Muani, premier buteur, s’étaient rapidement fait remonter et puis avaient couru en vain pendant une heure après une égalisation qui n’était jamais venue.

    Un arrière-goût d’inachevé que les Diables rouges ressentent certainement vendredi soir. Sur le papier, il ne devait pas y avoir de match face à l’Espagne, qui n’avait pris aucun but depuis le début du tournoi.

    Et quand Fabian Ruiz, titularisé à la place de Pedri, a marqué à la 30e, le public du spectaculaire SoFi Stadium de Los Angeles a pu penser que l’heure suivante serait un long chemin de croix pour les Belges. Mais les Diables rouges ont fait beaucoup mieux que résister : ils ont prouvé que les filets d’Unai Simon étaient aussi faits d’une matière qui peut trembler.

    L’artisan de ce petit exploit a été Charles De Ketelaere, déjà auteur d’un doublé en huitième contre les Etats-Unis. L’attaquant de l’Atalanta Bergame a inscrit juste avant la pause un vrai but de N° 9, en s’imposant épaule contre épaule face à Pau Cubarsi pour marquer de la tête.

    La deuxième période a même été équilibrée jusqu’au tournant du match, à la 71e, quand l’épouvantail belge, Thibaut Courtois, blessé, a dû être remplacé dans les cages par Senne Lammens.

    Pour sa 3e sélection, le portier de Manchester United aura commis une seule faute, dans les dernières minutes, quand après un tir de Cubarsi, il n’a pu bloquer le ballon que le "super-sub" Mikel Merino a repris pour être à nouveau décisif, comme en huitième face au Portugal. Sans pitié comme à son habitude, l’Espagne fait peur.

    Un choc historique qualifié de finale avant la finale

    Plutôt que de convoquer le douloureux souvenir de l’Euro en cet été 2024, où leurs supporters avaient vite basculé dans la féérie olympique, les Bleus pourront se remémorer leur seule opposition en Coupe du monde face à l’Espagne.

    C’était en 2006, déjà en Allemagne, mais à Hanovre. Face à une France vieillissante, la presse espagnole avait promis de mettre Zinédine Zidane à la retraite.

    Au stade des huitièmes, l’orgueil espagnol avait été sévèrement puni (3-1) par une équipe de France qui ne craignait rien ni personne. Mardi à Dallas, l’Espagne aura une revanche à prendre, la France une fête nationale à fêter.

    "Il n’est pas exagéré de qualifier ce match de finale avant l’heure", a résumé De la Fuente vendredi en conférence de presse. "Nous avons le plus grand respect pour nos adversaires, mais nous nous sentons capables de battre n’importe quelle équipe."

    Un samedi sous le signe de la bataille des meilleurs buteurs

    Les quarts de finale s’achèvent ce samedi 11 juillet avec un nouvel épisode du meilleur feuilleton de l’été : la bataille pour le classement des buteurs du tournoi, avec à l’oeuvre trois des quatre plus fines gâchettes de cette prolifique Coupe du monde.

    Ça commencera à Miami à partir de 16 h 00 (22 h 00), où la puissante Norvège affronte l’Angleterre, berceau du football qui ose à peine rêver d’une deuxième étoile, pour effacer six décennies de désillusions.

    D’un côté Erling Haaland (7 buts) qui a planté un doublé chaque fois qu’il a joué, sauf en 16e où il n’a trouvé le chemin des filets qu’une seule fois… Face à lui Harry Kane (6 buts), exemplaire capitaine qui a aussi marqué à chaque rencontre sauf lors du match vierge de but contre le Ghana.

    "Je pense que ce n’est un secret pour personne de dire que Kane est le joueur décisif numéro 1 de l’Angleterre et que Haaland est le joueur décisif numéro 1 de notre équipe", a exposé vendredi le coach norvégien Stale Solbakken.

    Ce sera ensuite au tour du meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde Lionel Messi (21) d’entrer en piste avec l’Argentine à Kansas City face à l’invité surprise de ces quarts, la Suisse.

    Les champions du monde ont pris la drôle d’habitude de se faire peur dans cette phase à élimination directe, d’abord contre l’étonnant Cap-Vert (3-2 a.p.), puis contre la méritante Egypte (3-2).

    Leur Messi, lui, n’a jamais déçu. Et on le voit bien endosser à nouveau son costume de sauveur pour tenter de reprendre une longueur d’avance ou plus sur Kylian Mbappé, auteur comme lui de huit buts dans le tournoi.

    2026-07-11 07:49:17 +0000 UTC