midmed-news.com
  • 2026-07-16 19:31:00 +0000 UTC

    Jul 16, 2026

    Caresser souvent un chat ne serait pas anodin : une étude établit un lien avec la personnalité

    Pourquoi certaines personnes cherchent-elles spontanément un chat lorsque la tension monte ? Une vaste enquête universitaire révèle qu’un trait émotionnel particulier prédit cette attirance. Plus surprenant encore, ces profils sensibles pourraient être ceux auxquels la présence féline apporte le réconfort le plus précieux.

    Étudiante caressant un chat calme dans un espace universitaire lumineux pour réduire son stress.
    Le contact avec un chat pourrait offrir un apaisement précieux aux personnes particulièrement sensibles et émotives – DailyGeekShow.com / Image Illustration

    Une domination des chiens dans les programmes antistress universitaires

    Dans les universités, les séances antistress avec des animaux ressemblent souvent à un joyeux défilé de labradors. Pourtant, les chats restent généralement absents. Ainsi, plus de 1 400 personnes, étudiantes et membres du personnel de plus de vingt établissements, ont été interrogées sur leur intérêt pour des visites félines.

    Lire aussi Dans l’océan de 2100, des calmars pourraient perdre une partie majeure de leurs capacités cérébrales

    En effet, l’étude, publiée dans la revue scientifique Anthrozoös, partait d’un constat étonnant. Plus de 85 % des programmes universitaires assistés par l’animal reposaient uniquement sur des chiens. Dès lors, les chercheuses Patricia Pendry et Joni Delanoeije ont voulu comprendre qui réclamait des chats, et surtout pour quelles raisons.

    Une forte émotivité comme facteur clé de l’attirance pour les chats

    Le résultat ne montre pas simplement deux camps opposés. En réalité, il ne s’agit pas seulement d’amateurs de chiens contre passionnés de chats. Au contraire, l’intérêt pour les félins était surtout lié à une forte émotivité, un trait correspondant à une tendance stable à ressentir intensément certaines émotions.

    Ainsi, les participants ayant les scores d’émotivité les plus élevés se montraient plus attirés par les rencontres avec des chats. De plus, cette relation restait visible après prise en compte d’autres facteurs. Cela inclut notamment le fait d’avoir déjà vécu avec un félin, le genre ou encore l’intérêt pour les programmes canins.

    Lire aussi Après dix barrages successifs, moins de 3 % des poissons migrateurs atteignent encore leur destination

    Cependant, il convient de rester prudent face aux conclusions rapides. En effet, caresser souvent un chat ne permet pas de définir une personnalité avec certitude. L’étude mesure avant tout une préférence déclarée, et non un diagnostic. Néanmoins, elle suggère que les personnes très sensibles reconnaissent dans le chat une présence adaptée à leur manière de ressentir.

    Des effets mesurables sur le stress après quelques minutes de contact

    Cette attirance pourrait s’expliquer par des mécanismes biologiques. En effet, lors d’une autre expérience menée à l’université d’État de Washington, des étudiants ont interagi avec des animaux. Ainsi, après seulement dix minutes, leur taux de cortisol salivaire diminuait de façon notable.

    Par ailleurs, la caresse répétitive et la chaleur du pelage jouent un rôle important. De plus, l’attention portée à un animal calme aide à détourner l’esprit des pensées anxieuses. Certes, le mécanisme reste complexe. Toutefois, le ronronnement n’est pas un médicament, mais cette pause sensorielle peut contribuer à calmer le stress.

    Lire aussi 130 G : le piège de cette araignée australienne catapulte ses proies à une vitesse vertigineuse

    En outre, contrairement à certaines idées reçues, le chat n’est pas forcément distant. Au contraire, il propose une interaction faite de proximité et de pauses. Ainsi, il s’approche, accepte quelques caresses, puis s’éloigne. Pour une personne sensible, ce rythme peu envahissant peut sembler plus apaisant qu’une présence constante.

    Une relation apaisante qui pourrait transformer les approches du bien-être

    Les résultats étaient similaires chez les étudiants et les employés. En effet, le statut universitaire comptait peu. Ce sont surtout les caractéristiques individuelles qui faisaient la différence. Toutefois, les allergies ou la peur des chats réduisaient l’intérêt, sans pour autant effacer le lien avec l’émotivité.

    Dès lors, cette découverte pourrait faire évoluer les programmes de bien-être. Aujourd’hui encore, ils restent très centrés sur le chien. Ainsi, proposer plusieurs animaux permettrait d’attirer davantage de profils. Cependant, il faut choisir des chats adaptés et préserver le bien-être de l’animal.

    Lire aussi Dans le nord des Pays-Bas, jusqu’à 41,5 % des colonies d’abeilles n’ont pas passé le dernier hiver

    Alors, que révèle cette envie de caresser un chat après une journée difficile ? Peut-être pas un secret profond sur la personnalité. En revanche, elle traduit plutôt une forme intuitive d’autorégulation. Finalement, le chat, avec son calme et ses limites, pourrait offrir un espace précieux à certains tempéraments.

    2026-07-16 19:31:00 +0000 UTC