“C’est difficile de le cerner”: quel avenir pour Rudi Garcia à la tête des Diables?
Un Mondial et puis s’en va? Interrogé sur son avenir à la tête de notre équipe nationale lors de la conférence de presse d’après-match, Rudi Garcia a botté en touche, assurant qu’il y a actuellement “trop d’incertitudes” et que ce n’est pas le moment d’évoquer sa situation personnelle. Un divorce entre le coach français et l’Union belge n’est pas à exclure.
A.MA
Source: Het Laatste Nieuws, La Dernière Heure
11 juillet 2026, 13:58Dernière mise à jour: 14:30
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Objectif atteint. Les Diables avaient les quarts de finale dans le viseur à l’aube du Mondial, ils sont parvenus à atteindre ce stade de la compétition après une phase de poules chaotique, une remontada historique contre le Sénégal et une démonstration contre les États-Unis. Mission accomplie pour Rudi Garcia dont le contrat avec la fédération arrive à échéance à la fin du mois.
Son bilan comptable plaide pour lui. Outre le fait d’avoir placé la Belgique parmi les huit dernières nations de la Coupe du monde, il n’a goûté que deux fois à la défaite depuis son arrivée en janvier 2025 (douze victoires, six nuls et deux revers). Les Diables ont inscrit 60 buts (soit une moyenne de trois buts par match) et en ont encaissé 20 (soit un par match) sous l’ère Garcia et ne sont restés muets qu’à deux reprises, contre l’Iran et la Macédoine du Nord.
“Un mystère insaisissable”
“La manière, en revanche, reste ouverte au débat. Depuis un an et demi, les Diables ont soufflé le chaud et le froid. Ils sont un mystère insaisissable pour le commun des mortels et ont frôlé le précipice à plusieurs reprises contre l’Ukraine, le Pays de Galles ou le Sénégal”, résume Het Laatste Nieuws.
En interne, son style et sa méthode ne semblent pas avoir convaincu tout le monde, aussi bien du côté de certains joueurs que de ses supérieurs hiérarchiques, selon La Dernière Heure. On lui reprocherait notamment la sélection de Zeno Debast, allant à l’encontre de l’avis du staff médical. Sa vision tactique serait également pointée du doigt, même si sa faculté à réagir en cours de match serait saluée. Sa communication serait jugée autocentrée par certains.
Du côté de Het Laatste Nieuws, on assure que les échos sont positifs au sein d’“un groupe qui vit incroyablement bien”. “L’organisation est millimétrée, l’encadrement est au top et chacun a trouvé sa place et s’épanouit dans le collectif (...) On peut continuer à chercher une logique aux analyses de Rudi Garcia ou froncer les sourcils devant certains de ses changements en cours de match, mais au bout du compte, seuls les résultats importent. La gagne. Le succès.”
“De l’extérieur, c’est difficile de le cerner”, estime Marc Degryse, consultant pour le quotidien néerlandophone. “C’est à Vincent Mannaert de trancher le cas Garcia. Mais ce sera aussi en concertation avec le groupe de joueurs, car le directeur sportif de l’Union belge va évidemment tâter le terrain auprès d’eux.”
“Il faut avoir une meilleure alternative”
“Si on se sépare de Garcia, il faut avoir une meilleure alternative sous la main”, estime Degryse. “C’est un homme d’expérience, c’est vrai. Ses changements bizarres contre le Sénégal ont bien tourné, mais à cinq minutes près, ce match était un drame et on aurait pu juger ce tournoi d’une tout autre manière. Jusque-là, la Coupe du monde était très décevante”, poursuit l’ancien Diable Rouge. “Le match contre les États-Unis a marqué une vraie différence et la rencontre contre l’Espagne ne peut pas servir de prétexte pour le renvoyer.”
Le contrat qui lie Rudi Garcia à la fédération se termine le 31 juillet prochain. Une évaluation complète sera réalisée avant cette date. Prolongation ou divorce au bout du compte? Réponse bientôt.
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