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    Jul 15, 2026

    Bourbach-le-Bas. Quand le maire obtient un détour de la Grande Boucle par son village

    Pierre-Marie Kolb, maire-honoraire de Bourbach-le-Bas, se souvient des circonstances qui ont présidé au passage du Tour de France dans son village le 24 juillet 1997. Un petit détour de 7 km qui lui a valu beaucoup d’émotions.

    Pierre-Marie Kolb -

    Aujourd’hui à 07:05

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    Le peloton à l’attaque de la première difficulté de l’étape Colmar-Montbéliard le 24 juillet 1997.  Photo archives Mathieu Lerch
    Le peloton à l’attaque de la première difficulté de l’étape Colmar-Montbéliard le 24 juillet 1997.  Photo archives Mathieu Lerch

    « En 1997, cela faisait déjà une dizaine d’années que France Propreté, dont le siège était à Bourbach-le-Bas, était le partenaire “propreté” du Tour de France cycliste. En 1996, comme chaque année, je suis invité à Paris en ma qualité de PDG de cette société , pour la présentation du parcours de l’année suivante. Je découvre que le Tour passera par le col du Hundsrück , Bourbach-le-Haut, puis descendra vers Masevaux. Je me dis à ce moment-là qu’ils ne peuvent pas ne pas passer par Bourbach-le-Bas, ce n’est pas possible !

    Le soir même, j’envoie un message à Jean-Marie Leblanc, directeur général du Tour pour lui expliquer la situation et lui demander de voir s’il n’était pas possible de faire un crochet par Bourbach-le-Bas, qui rallongerait le parcours de 2 ou 3 km.

    Il m’a répondu en me disant qu’il ferait étudier la chose par le commissariat général.

    « Des larmes ont coulé »

    Leur verdict tombe. Ce ne sont pas 2 ou 3, mais un peu plus de 7 km supplémentaires. Il faut obtenir le feu vert de l’UCI (Union Cycliste Internationale). La réponse sera positive.

    Cette année-là, nous voulions tester une laveuse-aspiratrice, unique en Europe, qui devait nous permettre de nettoyer la chaussée entre le passage de la caravane publicitaire et celui des coureurs. J’ai voulu profiter de l’étape Colmar-Montbéliard pour accompagner le chauffeur. Bien mal m’en a pris, car de nombreux arrêts nous ont fait prendre du retard. Jusqu’au moment où l’on nous a demandé d’accélérer car la course n’était plus très loin ! C’était à Giromagny. J’ai demandé au chauffeur de me déposer et j’ai cherché un bar avec une télé afin de voir la course traverser mon village.

    La patronne du bar où j’étais le seul client ne comprenait pas pourquoi je n’allais pas voir les coureurs au bord de la route plutôt qu’à la télé puisqu’ils ne passaient pas loin. Au moment où ils ont traversé Bourbach-le-Bas, des larmes ont coulé, elle a compris !

    Je n’ai pas oublié le geste qu’avait fait Jean-Marie Leblanc. Lorsque le 1er  décembre 2006, l’ordre national du Mérite m’a été remis, c’est lui que j’ai choisi comme parrain ! »

    2026-07-15 05:05:00 +0000 UTC