"On parle à peu près le même rugby" : Ntamack revient sur son association avec Jalibert
Après une première mi-temps difficile face à des Australiens solides, Romain Ntamack revient sur cette victoire des Bleus en Australie. Il souligne l’engagement du groupe et revient sur son association avec Matthieu Jalibert.
Quel est votre premier sentiment après cette victoire en Australie ?
On avait à cœur de faire une grosse performance ce soir. On savait que ça allait être compliqué face à une équipe d’Australie très joueuse, très solide et très mobile. La première mi-temps a été compliquée, mais je pense que le plan de jeu a été parfaitement respecté. On a continué en deuxième mi-temps avec le même état d’esprit, en gommant les petites erreurs qui avaient été les nôtres en première mi-temps. Après, ça a déroulé. Quand les matchs se passent comme ça, quand la semaine se passe aussi bien, valider ça par une victoire, c’est toujours plaisant.
Est-ce que le coaching vous a permis de vous libérer ?
Le coaching fait toujours du bien dans les matchs comme ça. La première mi-temps est un peu frustrante parce qu’on a les ballons, on voit qu’on a les opportunités, mais les petites erreurs font qu’on n’arrive pas à enclencher une bonne dynamique. Le mot d’ordre, c’était de tenir en deuxième mi-temps, parce qu’en première mi-temps ils ont été assez réalistes et efficaces, et sur toutes nos erreurs ils ont marqué des points. Il fallait gommer ces petites erreurs et continuer à faire ce qu’on faisait en première mi-temps, avec beaucoup plus d’application. C’est ce qu’on a réussi à faire, et après, avec les joueurs qu’on a, on a aussi joué les ballons. Devant, ils ont été exceptionnels. Honnêtement, quand les matchs se passent comme ça, c’est que du plaisir.
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On avait beaucoup parlé de votre association avec Mathieu Jalibert. Avez-vous profité de la première mi-temps pour trouver vos repères ?
Oui, c’est vrai qu’au final les deux entraînements collectifs de la semaine, je les ai faits avec Antoine Hastoy. Avec Matthieu, on a seulement fait la mise en place hier, donc c’était assez court. Mais quand on a des joueurs comme ça, c’est assez facile de trouver les automatismes. On parle à peu près le même rugby. Au vu du système de jeu, l’ouvreur et le 15 se suppléent quand même beaucoup, donc c’est facile de trouver les repères. Je pense que ça s’est plutôt bien passé aujourd’hui. On a trouvé les repères assez facilement. Quand ça se passe comme ça, c’est vraiment que du bonheur de jouer avec un joueur comme Matthieu.
Défensivement parlant, les Australiens ont trouvé deux 50-22 et provoqué un renvoi d'en-but. Comment vous avez réglé ça en deuxième période ?
C'est un peu notre système : être assez forts sur la première ligne en délaissant un petit peu le second rideau. On a vu que les Australiens ne tapaient pas énormément au pied. Là, ils nous ont quand même trouvé deux 50-22. Ce sont des choses qu’on va peaufiner, je pense, au fur et à mesure de la semaine. Mais encore une fois, les automatismes se sont trouvés assez facilement. Moi, j’ai trouvé que ça s’était plutôt bien passé sur le match. Que ce soit avec Matthieu ou avec des joueurs avec qui je n’avais pas trop l’habitude de jouer comme Aaron, qui a fait sa première, ou Fabien, avec qui je n’avais encore jamais joué. Honnêtement, c’était très facile de jouer avec eux aujourd’hui.
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Dans l’optique de la Coupe du monde, était-ce important de gagner l’un de ces deux matchs contre deux grosses nations de l’hémisphère sud ?
La Coupe du monde est encore un peu loin, mais c’était important de gagner. Surout après la prestation de la semaine dernière, qui était assez frustrante pour le groupe. C’est vrai qu’on avait à cœur de faire un gros match aujourd’hui en Australie, de valider tout le travail effectué par le groupe depuis pas mal de temps. Aujourd’hui, c’est chose faite. Il y a eu beaucoup de choses de bien. On va regarder ce qui a été un peu moins bien pour préparer le match de de la semaine prochaine et espérer finir cette "tournée" de la meilleure des manières. En tout cas, je pense qu’aujourd’hui, on peut être assez fiers de nous.
Ce soir, pour vous, il y a aussi cet essai...
La dernière fois que j'ai marqué en bleu, je m'étais fait les croisés sur le même match ! Mais oui, c’est à l’image de l’équipe. C’est facile de jouer avec tous ces joueurs autour, avec Max (Lucu) qui est toujours à l’affût pour envoyer les ballons. Là, je vois juste que, dans le fermé, il y a un pilier et le 9. J’essaie de communiquer avec deux ou trois mecs pour qu’on y reste. Je vois que ça s’ouvre en face de moi, donc je n’ai plus qu’à aplatir. Mais évidemment, c’est toujours plaisant de marquer des essais, surtout que ça valide le beau travail qui a été effectué en amont.
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Pouvez-vous nous raconter comment vous avez fait votre choix de venir pour cette "tournée" ?
La motivation a été facilement trouvée. J’étais assez déçu de ne pas avoir fait le Tournoi à cause de la blessure. Évidemment, j’attendais avec impatience un appel de Fabien. Quand il m’a appelé, j’ai tout de suite répondu présent avec grand plaisir. J’avais une envie : retrouver ce groupe-là. Je suis arrivé ici avec la banane et l’envie de faire les choses bien et de travailler pour le groupe. Aujourd’hui, quand on voit le match qu’on fait, c’est que du bonheur.
Était-ce frustrant de regarder le Tournoi et de voir l’équipe gagner le titre une deuxième fois ?
C’était frustrant de regarder tout ça à la télé, parce que je voyais qu’ils se régalaient sur le terrain et qu’ils jouaient super bien. Donc, évidemment, c’était frustrant. Mais bon, après, ça m’a permis de travailler de mon côté, de travailler physiquement pour bien finir la saison.