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    Jul 12, 2026

    Ambiance, jeux, repas... comment les Bleus réussissent aussi leur Mondial en dehors des terrains

    Sport 12/07/2026 08:31 Actualisé le 12/07/2026 14:06

    Depuis maintenant un mois de vie commune sur le sol américain, les joueurs de l’équipe de France renvoient une image positive et chaleureuse.

    Marcus Thuram et Theo Hernandez, ici lors d’une séance d’entraînement des Bleus à l’université Bentley à Waltham, près de Boston, le 6 juillet 2026.

    FRANCK FIFE / AFP

    Marcus Thuram et Theo Hernandez, ici lors d’une séance d’entraînement des Bleus à l’université Bentley à Waltham, près de Boston, le 6 juillet 2026.

    EN BREF
    • Les vidéos et déclarations des Bleus montrent une équipe soudée et joyeuse au Mondial.
    • Les joueurs partagent des moments de détente, comme cuisiner ensemble ou jouer à des jeux de société, renforçant leur esprit d’équipe.
    • L’arbitrage controversé face au Paraguay et les attaques racistes semblent souder d’autant plus l’équipe.

    L’IA au HuffPost.

    « Le groupe vit bien ». L’expression, maintes fois entendue dans le domaine sportif, s’applique à merveille pour l’équipe de France à la Coupe du monde. Au-delà des qualités techniques des joueurs de Didier Deschamps sur le terrain, les excellentes dispositions psychologiques dans lesquelles se trouve ce groupe depuis son arrivée aux États-Unis le 10 juin expliquent aussi pourquoi ils ont jusque-là réussi un parcours aussi serein, en attendant l’Espagne mardi en demi-finale.

    Car pour enchaîner six victoires consécutives, inscrire 16 buts pour seulement 2 encaissés, à chaque fois sans vraiment trembler, cela nécessite aussi une ambiance et une communication impeccables dans le vestiaire et la vie communautaire, pendant presque six semaines à évoluer ensemble.

    Avec ces Bleus, tout semble très fluide, comme on peut le voir dans les vidéos quotidiennes au camp de base de Boston partagées sur YouTube par la Fédération française de football, dans des déclarations face à la presse ou au détour d’articles de presse de journalistes suivant l’équipe de France cet été.

    « Le groupe vit très bien. On s’amuse bien. C’est ce qui fait notre force, ça permet aussi de faire redescendre la pression dans une compétition comme ça. Quand on n’est pas sur le terrain, on rigole bien », avait ainsi raconté assez tôt dans le tournoi - avant le match de poule face à l’Irak - William Saliba en conférence de presse. « Il y a beaucoup de gens marrants dans cette équipe, ça fait passer le temps plus rapidement. La moitié de l’équipe est marrante », s’était-il amusé, citant notamment les noms de Kylian Mbappé - parfois surnommé « Mobutu » par ses coéquipiers -, d’Ousmane Dembélé ou de Marcus Thuram.

    « Tout se passe bien, on a un bon groupe, on rigole. La concurrence est saine. Le groupe vit bien, on est tous très contents d’être ici », avait abondé Warren Zaïre-Emery juste avant le premier match face au Sénégal.

    Cherki en cuisine, parties de Ludo et anniversaire de Mateta

    Récemment, on a pu se délecter des talents de cuisinier de Rayan Cherki, qui est passé derrière les fourneaux pour préparer les plats de pâtes de ses coéquipiers, quand il n’était pas en train de manœuvrer une voiturette au centre d’entraînement dans l’hilarité générale.

    L’anniversaire de Jean-Philippe Mateta, ou « Jean-Phi » comme l’appellent ses coéquipiers, le 28 juin, a aussi été l’occasion de voir transparaître la bonne humeur générale, notamment au moment de son discours. « Et j’espère on va gagner la coupe », a lancé avec une certaine nonchalance l’attaquant désormais âgé de 29 ans pour le clôturer, qui a plié de rire toute la tablée, à laquelle chacun a d’ailleurs une place bien prédéfinie, note Le Parisien.

    On pourrait encore citer de nombreux exemples qui respirent la joie de vivre et la convivialité, comme ces parties de poker, de Uno et surtout de Ludo, ce jeu de société façon petits chevaux dont raffolent Dembélé et Mbappé, devenu un incontournable des courts transferts en avion.

    Et encore, nous n’avons même pas parlé de ce qu’il se passe lors des entraînements, où les gigantesques « toros » autour du rond central s’enchaînent dans les éclats de rire, tout comme les concours de tirs, sans oublier ce tournoi de tennis-ballon remporté par un trio Lacroix-Akliouche-Mateta aussi heureux que s’il venait de gagner un vrai titre.

    Tout gagner, même à l’entraînement

    « Dans les petits jeux, tout le monde veut gagner, et ça c’est important. Il faut qu’on garde cet esprit-là », commentait Dayot Upamecano depuis une table de massage après la qualification face au Maroc en quarts.

    Il faut dire que la plupart des joueurs de ce groupe, dont la moyenne d’âge est de 26,4 ans, se connaissent depuis les sélections de jeunes, rappelle L’Équipe. Ils partagent souvent les mêmes centres d’intérêt et se comprennent naturellement à force d’évoluer régulièrement ensemble.

    Avec son expérience forte de 14 ans à la tête des Bleus, Didier Deschamps sait en outre gérer la vie d’un groupe sur un grand tournoi. Sur le terrain, s’il s’appuie sur un onze qui change peu, il tente au mieux de limiter la frustration de ceux qui jouent moins. Jeudi face au Maroc, il a ainsi pu offrir à Warren Zaïre-Emery ses premières minutes dans ce Mondial, histoire qu’il prenne lui aussi une part dans l’épopée des Bleus.

    Le sourire du sélectionneur après la qualification en demi-finale faisait plaisir à voir dans le vestiaire (dans la vidéo ci-dessous à partir d’1 min 35), lui qui ne cache pas sa proximité assumée avec son capitaine Kylian Mbappé, et qui vient de vivre un épisode émotionnel douloureux avec le décès de sa mère. Après son aller-retour express en France pour les obsèques, les joueurs n’ont pas hésité une seconde à aller communier avec lui après l’ouverture du score face à la Suède en 16e de finale.

    La même scène s’est d’ailleurs reproduite après le but de Dembélé face au Maroc, lui qui a appelé ses coéquipiers pour aller célébrer avec l’ensemble des remplaçants et le staff près du banc de touche. Un groupe sans barrières, sans clans comme cela s’est déjà vu par le passé en équipe de France (en Afrique du Sud en 2010), où tout le monde tire dans la même direction avec pour unique objectif de soulever la Coupe du monde le 19 juillet.

    Le 8e de finale contre le Paraguay, plombé par l’arbitrage et les actes d’anti-jeu flagrants adverses non sanctionnés, aura en plus rajouté une fibre guerrière à la panoplie tricolore. Ce qui montre que cette équipe, qui s’est récemment justement autosurnommée les « méchants », se construit aussi dans l’adversité et finit toujours par se sortir des scénarios même les plus compliqués. Et la saillie raciste et abjecte de la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla après le match, visant Kylian Mbappé, n’aura finalement réussi qu’à galvaniser un peu plus le groupe et son capitaine.

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