ZOOM. Vannes-Stade Toulousain : le ciel a failli leur tomber sur la tête... Comment les "rouge et noir" sont parvenus à éviter de tomber dans le piège breton
l'essentiel Mis en difficulté dans les luttes aériennes en Bretagne, les "rouge et noir" s’en tirent finalement bien, profitant du manque de précision des Vannetais. Les hommes d'Ugo Mola repartent de Rennes avec une deuxième victoire de suite (23-29).
Têtes en l’air, les Toulousains ? Un peu, oui… Ce soir, ils ont beaucoup regardé les artilleurs vannetais illuminer le ciel rennais du Roazhon Park, notamment lors d’une grande partie du premier acte. Une stratégie claire des Bretons de cibler le troisième rideau pour maintenir la pression dans le camp toulousain et récupérer des munitions. D’autant qu’on ne peut pas vraiment dire que les "rouge et noir" se soient montrés efficients dans ce secteur.
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Tant dans les luttes aériennes qu’à la retombée, sur les seconds ballons. Si Matthis Lebel a été laissé relativement tranquille dans son couloir, Teddy Thomas n’a pas pu en dire autant. Ciblé, l’ailier s’est retrouvé en grande difficulté face à Ben Stevenson à chaque rendez-vous en altitude. Le premier essai d’Eric Marks (6) découlait en effet de bons rebonds, après un premier duel, Romain Ntamack ne faisant pas le poids, épaule contre épaule, avec le deuxième ligne breton.
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La roue tourne pour Teddy Thomas
Sentant les failles dans ce secteur, Michael Ruru et Maxime Lafage ont donc logiquement insisté, avec une certaine réussite à la clé en matière de ballons de récupération obtenus. Seulement, il aura manqué au promu de la justesse et de la précision dans leur utilisation. Trop maladroit, soit au pied avec une pénalité (9) ou une diagonale (19) manquées par Lafage, soit à la main après avoir apporté le danger non loin des "22" toulousains (16, 22, 24, 40), Vannes peut se mordre les doigts de ne pas avoir su concrétiser ses opportunités.
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Car à l’image de la récupération de Paul Graou, qui avait vu Kalvin Gourgues porter le danger dans les "22" locaux, les Toulousains ont su eux aussi se montrer dangereux à leur tour. L’imprécision du bloc de saut à la réception d’un renvoi alors qu’ils venaient de faire un nouveau petit break (16-7, 31), a coûté cher aux Bretons. Lobbé, Francisco Gorrissen a vu surgir dans son dos Thomas, enfin heureux de voir la chance changer de camp.
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Sa passe volleyée pour Santiago Chocobares, qui n’avait plus qu’à attraper le ballon et courir dans l’en-but, a ainsi permis de remettre les hommes d’Ugo Mola sur les rails (14-16, 32). Et comme un symbole pour sceller le sort du match, Juan Cruz Mallia a adressé une diagonale parfaite pour un Blair Kinghorn (69). À un détail près : totalement démarqué en bord de touche, l’Écossais n’a même pas eu à batailler. Celle-là, mieux valait ne pas la manquer…