Waremme : il aurait fait vivre ses enfants dans la terreur et aurait abusé de certains, mais aussi de leurs petites amies et de la fille d'un ami
Un Waremmien de 40 ans comparaissait ce vendredi 18 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de toute une série de comportements abjects qu'il aurait fait subir à ses propres enfants, mais également aux petites amies de ces derniers, à sa filleule et à une autre jeune fille en fugue, mais aussi à la fille d'un de ses amis qui l'hébergeait.
Des faits qu'il aurait commis entre 2010 et 2024. Les cinq enfants de l'intéressé ont vécu un calvaire depuis leur plus tendre enfance. Ils ont été victimes de brimades, d'un climat de terreur permanent, mais aussi de manque d'entretien.
Dès leurs 3 ans pour certains, ils ont été victimes de gifles, coups de poing ou encore coups de pied portés par "leur géniteur", comme ils souhaitent à présent qu'il soit qualifié, alors que celui-ci était porteur de chaussures de sécurité.
"Je leur ai porté des coups éducatifs", a-t-il tenté de justifier.
Plusieurs personnes ont confirmé que les cinq enfants étaient régulièrement victimes de brimades et de corrections. Les enfants ne savaient pas pourquoi, ni quand exactement, mais ils savaient qu'ils allaient être frappés presque quotidiennement. Ils vivaient dans un logement insalubre et ne mangeaient pas à leur faim.
Un complot…
C'est une plainte anonyme émanant de l'école des garçons qui a alerté les autorités. Lorsque les enfants ont été interrogés, ils ont décrit une vie de terreur. Trois d'entre eux, les plus grands, ont décrit des scènes d'atteinte à l'intégrité sexuelle et de viols dont ils ont été victimes. Ils ont tous les trois évoqué des scènes sordides que l'individu leur imposait.
Les deux petits, placés, ont également subi des violences, mais dans une moindre mesure.
Le quadragénaire est également poursuivi pour avoir commis des atteintes à l'intégrité sexuelles sur deux petites amies de ses fils, mais aussi sur sa filleule et sur une autre jeune fille avec laquelle elle avait fugué.
L'individu a démenti tous les faits de mœurs et a évoqué un complot.
L'avocate des enfants réclame leur expertise
Après avoir été arrêté, le suspect a poursuivi sa détention sous la surveillance d'un bracelet. Il a été accueilli chez un ami. Ce dernier a dû s'en mordre les doigts car le Waremmien a profité de sa proximité avec la famille pour avoir des relations sexuelles avec la fille de son ami. "On a commencé la relation alors qu'elle avait 15 ans, a précisé le suspect. Mais nous n'avons eu des relations sexuelles que lorsqu'elle a eu 16 ans." Il a prétendu que deux des jeunes filles étaient venues vers lui pour l'embrasser. "C'est votre charme, ça", a ironisé la présidente avant de lui rappeler que quand bien même cela aurait été le cas, c'est lui l'adulte… Le Waremmien a également fourni du cannabis à une jeune fille.
Me Laetitia Lamchachti a plaidé pour 1 € provisionnel à titre de dommages et demandé une expertise pour les trois enfants les plus âgés qu'elle représente. Une autre audience est prévue pour entendre le réquisitoire et les plaidoiries.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.