Vuelta 2026 – La vie en rouge de Mas, Widar brille et Movistar en terrain inconnu : les faits marquants de la 9e étape - RTBF Actus
Une grosse bagarre pour être devant
Tout le monde s’y attendait avant le départ de l’étape, la bataille pour prendre l’échappée a été très longue. Un groupe de six coureurs, dans lequel on retrouvait notamment Pavel Sivakov et Alexey Lutsenko, a d’abord créé un écart qui restait tout de même limité. Un grand groupe est ensuite rentré devant avec Valentin Paret-Peintre, Ramses Debruyne ou encore Santiago Buitrago.
Un troisième grand groupe a, par après, tenté de revenir aux avant-postes mais la mauvaise collaboration entre les coureurs et l’écart important au moment de leur tentative auraient pu avoir raison de leurs tentatives. Certains ont finalement su rentrer dans le groupe de tête, au prix d’un gros effort.
Des batailles pour les pois
Si l’abandon de Tadej Pogacar a totalement relancé la course au maillot rouge, il a aussi relancé la course au maillot à pois alors qu’il semblait difficile à rattraper. Quand on sait que le porteur du maillot, Andreas Leknessund, ne possédait "que" 19 points et qu’un coureur pouvait espérer en engranger jusqu'à 38, cette 9e étape promettait un véritablement bouleversement dans le classement de la montagne.
Buitrago, cinquième au départ de l’étape, l’avait bien compris et a profité pour engranger de nombreux points qui permettent au Colombien d’endosser la tunique de leader du classement de la montagne.
Movistar, gestionnaire inhabituel
La Vuelta n’est pas uniquement orpheline de Pogacar mais aussi du travail de l’équipe UAE. Avant le départ, plusieurs coureurs ont effectivement expliqué que la pression était désormais sur les épaules des coureurs Movistar du nouveau leader, Enric Mas. La formation espagnole ne s’est pas cachée et a imprimé un tempo dans le peloton, mais un tempo qui ne donnait pas l’impression qu’elle avait une volonté de revenir sur l’échappée du jour.
Notre consultant, Gérard Bulens considère d’ailleurs qu’elle n’a pas forcément les qualités pour continuer ainsi. "Movistar va devoir s’habituer à ce genre de travail s’ils gardent le maillot. Peu d’équipes savent faire ce que l’équipe UAE faisait car elles n’en n’ont pas l’habitude. Lors des dernières années, c’était presque toujours UAE qui faisait ce travail. Visma | Lease a Bike le faisait également un peu mais avec d’autres coureurs."
L’échappée explose
Tout a changé à soixante kilomètres lorsqu’Alessandro Romele a fait exploser le groupe de tête et a été bien suivi par Marcel Camprubí et Sivakov alors que l’équipe Decathlon CMA CGM prenait la tête du peloton malgré l’avance importante de l’échappée. Mais le travail monstrueux de la formation française a contraint Sivakov à partir seul sans qu’il puisse jusqu'à l'arrivée.
Mas remporte le poker, Widar en bonne forme
Une fois le travail de l’équipe Decathlon CMA CGM terminé, Felix Gall a placé une première accélération, en vain. Les principaux favoris sont ensuite rentrés dans une véritable partie de poker. À peu de choses près, ils ont tous tenté, à un moment ou un autre, d’attaquer ou de feindre une panne de jambes pour laisser les autres faire le travail.
C’est finalement Mas qui a remporté la partie, seulement suivi par Oscar Onley, alors que Richard Carapaz et surtout Sepp Kuss ont perdu pas mal de temps.
Invité presque surprise de ce finale, Jarno Widar s’est largement rassuré en terminant dans le top 10 de l’étape, ce qui lui permet de se rapprocher au général.