Vosges. Pour réparer les cloches volées de Robécourt, des dizaines de milliers d’euros seront nécessaires
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Pour réparer les cloches volées de Robécourt, des dizaines de milliers d’euros seront …
Volées, les cloches de Robécourt ont été restituées dans un piteux état et des milliers d’euros vont être nécessaires pour les réparer. Désemparés, les bénévoles de la Fonderie Clochers Pays Robécourt se réjouissent toutefois du lancement de travaux qui vont permettre de consolider un mur et sécuriser le bâtiment, interdit au public depuis deux ans car jugé trop dangereux. Une convention avec la Fondation du patrimoine a été signée en ce sens ce 18 août.
Lio Viry -
Hier à 21:33 | mis à jour hier à 22:14
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Explosées à coups de masse pour certaines, dénuées de leurs anses pour d’autres. Volées dans la nuit du 4 au 5 août avant d’être retrouvées et restituées quelques jours plus tard par la gendarmerie, les cloches de Robécourt ont perdu dans cette scabreuse affaire toute la superbe qui les définissait. L’enquête est toujours en cours, mais comme le confie Régine Thomas, la maire de la commune, il semblerait que l’alerte ait été donnée par un habitant de la Région, qui aurait aperçu les cloches dans un camion. Les cloches auraient possiblement quitté les Vosges pour atterrir en Meurthe-et-Moselle avant d’être rapatriées, comme on le sait, dans un triste état à la fonderie.
Un malheur n’arrive jamais seul
Si les cloches qui n’ont plus d’anses peuvent être réparées, la plus imposante, brisée en plusieurs morceaux, pourra quant à elle être refondue. « Le problème n’est pas tant technique, mais financier », déplore toutefois Michel Barret, le vice-président de l’association. « Il faudrait compter 25 000 euros pour la refondre, précise Régine Thomas, également présidente de l’association de la fonderie, et même si on la refond, ce ne serait plus vraiment notre cloche, mais une copie » regrette-t-elle.
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Les trois cloches sont revenues abîmées. Photo Eric Thiebaut
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Florent Colin, délégué départemental de la Fondation du Patrimoine a signé une convention avec Régine Thomas, présidente de l’association de la fonderie. Objectif de la convention : sauvegarder les lieux. Photo Eric Thiebaut
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Les anses ont été retirées des cloches. Photo Eric Thiebaut
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Le musée de la fonderie est fermé depuis deux ans, car pas assez sécurisé. Photo Eric Thiebaut
En somme, un préjudice patrimonial immense pour l’association de la Fonderie Clochers Pays Robécourt qui depuis sa création œuvre à la sauvegarde de cet héritage industriel. Un héritage qui, il faut le dire, fait ces derniers temps face à bien des mésaventures. Car si le vol des cloches a été vécu comme un véritable coup de massue par les bénévoles de l’association, le séisme survenu ce jeudi 13 août a lui aussi apporté son lot de malheurs en venant fragiliser encore un peu plus l’un des murs de la fonderie. Plus précisément, le mur arrière, construit en 1874 lors de l’agrandissement de l’atelier et qui depuis deux ans menace de s’effondrer. Depuis, plus aucune visite, le musée aménagé dans la fonderie n’étant pas autorisé à ouvrir ses portes au public tant que le bâtiment ne sera pas sécurisé.
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Les travaux, seule lueur d’espoir
Heureusement et c’est peut-être bien là l’unique note d’espoir au milieu de ce marasme, une convention a été signée ce mardi 18 août entre la Fondation du patrimoine et l’association de la fonderie. Grâce aux subventions allouées par la DRAC, la Région et le département, une première phase de travaux va pouvoir démarrer ce mercredi et ainsi consolider le mur chancelant. « Impossible pour le moment de savoir si le musée pourra rouvrir, indique Régine Thomas, on attend de voir ce que dira la DRAC ».
Bien qu’encore fonctionnelle, la fonderie souffre des affres du temps et de plus gros travaux semblent en effet nécessaires pour sécuriser l’ensemble du bâtiment et soulager la toiture. Comme le précise Florent Colin, délégué départemental de la Fondation du patrimoine, 7 000 euros doivent encore être trouvés, auxquels s’ajoutera le coût de la réparation des cloches, évalué à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Des cloches qui, ici à Robécourt, « sont ce que La Joconde est au Louvre », un petit joyau qui fait la réputation des lieux. Un appel aux dons est lancé.