Volkswagen : des robots humanoïdes chinois s'apprêtent à occuper des postes logistiques dans les usines

Alex M.

Rédacteur scientifique

Publié le 15/10/26 à 13:40

  • Le 8 octobre 2026, Volkswagen et UBTech ont annoncé un partenariat pour intégrer des robots humanoïdes dans leurs ateliers en Chine.
  • Les robots, comme le Walker S Lite, sont testés pour des tâches logistiques complexes, au-delà du simple contrôle qualité.
  • Le succès des essais pourrait transformer la logistique industrielle, rendant les ateliers plus flexibles et efficaces.

Ce résumé généré par IA a été validé par les journalistes de la rédaction.

Des robots humanoïdes pourraient bientôt déplacer les pièces dans les ateliers Volkswagen, selon une dépêche publiée le 8 octobre 2026 par l’agence Gasgoo. Le constructeur et le fabricant chinois UBTech ont signé un partenariat stratégique. FAW-Volkswagen, leur coentreprise, exploite cinq sites de production en Chine. Un groupe de cette taille confie rarement sa logistique à des machines encore en test. Les deux partenaires doivent d’abord développer et tester des robots humanoïdes en usine, puis monter des démonstrations.

Les robots humanoïdes quittent le contrôle qualité pour les chariots de pièces

Ces démonstrations prolongent un travail commencé en juillet 2024. Le Walker S Lite, un humanoïde d’UBTech, inspectait alors l’assemblage des voitures sur le site de Qingdao. La machine communiquait en effet avec le système de contrôle de l’usine, ce qui lui permettait de signaler elle-même les défauts repérés.

Un second modèle, le Walker S industriel, a pris le relais sur des gestes plus physiques. Serrage de boulons, pose de composants, manutention de pièces, ces tâches restaient cependant encadrées et répétitives. Le robot savait, d’une part, où trouver l’objet et où le reposer. La logistique d’atelier, elle, impose un environnement bien moins prévisible que ces postes de travail.

La logistique d’atelier pose aux machines un problème différent

Un atelier ne ressemble pas à un poste fixe. Les pièces y circulent entre des bacs, des chariots et des lignes qui bougent au fil de la journée. Un robot doit y reconnaître des objets variés, les saisir sans les abîmer et se déplacer parmi des opérateurs humains. Le salarié, lui, gère ce tri sans y penser. La difficulté tient donc moins à la précision du geste qu’à l’imprévu permanent de l’atelier.

L’accord reste pourtant très ouvert sur ce point. Il ne nomme aucun modèle d’humanoïde. Le calendrier de déploiement n’y figure pas davantage, et le nombre de machines reste inconnu. Les deux entreprises parlent de scénarios de démonstration, c’est-à-dire d’essais grandeur nature menés avant toute décision industrielle.

UBTech, de son côté, prépare le volume. Son usine de Liuzhou, dans le Guangxi, a dès lors démarré le 12 septembre 2026 sur 14 000 mètres carrés. Le gouvernement régional y annonce une cadence d’un robot toutes les dix minutes. L’entreprise vise enfin une capacité annuelle de 10 000 unités, un volume inédit pour ces machines.

Le calendrier dépendra des essais menés en atelier

Cette capacité intéresse un industriel qui produit en très grande série. FAW-Volkswagen assemble 35 modèles sous les marques Volkswagen, Audi et JETTA. Le cumul dépasse 30 millions de véhicules produits et vendus depuis la création de la coentreprise. Une demande croissante de voitures personnalisées pousse toutefois ces chaînes vers plus de souplesse. La personnalisation multiplie en effet les références à acheminer en bord de ligne.

Les premières livraisons de robots industriels d’UBTech sont attendues au second semestre 2026. Le choix du site reste ouvert entre Changchun, Chengdu, Foshan, Qingdao et Tianjin. Qingdao, qui accueille les essais depuis deux ans, part cependant avec une longueur d’avance sur les quatre autres. Une réussite en logistique y vaudrait recommandation pour le reste du réseau industriel du groupe.