Voilà comment va se passer la primaire entre le PS et Place publique

Le coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann, et le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, à Montreuil le 11 avril 2026.

Le coprésident de Place publique, Raphaël Glucksmann, et le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, à Montreuil le 11 avril 2026.  STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

« Je veux qu’il y ait des dizaines de milliers de Français qui adhèrent et participent à la primaire et à la campagne », s’est enthousiasmé dans les colonnes du « Monde », ce mercredi 26 août, Raphaël Glucksmann. Le Parti socialiste et Place publique ont ratifié la veille au soir l’accord sur les modalités de la « primaire de la gauche socialiste et démocratique ». Elle aura lieu en deux tours les 9 et 10 puis les 16 et 17 octobre pour désigner leur candidat à la présidentielle.

L’accord a été ratifié par le Conseil national du PS, par 159 voix pour, 32 contre et 21 abstentions. L’Assemblée politique nationale de Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann, l’a de son côté ratifié à l’unanimité. « Les conditions sont posées, maintenant, on arrête de négocier les virgules de chaque texte et on y va. J’en appelle à tous ceux qui se plaignent à juste titre de l’état de la gauche : venez la changer avec nous ! », a lancé le candidat de Place publique.

• Qui sont les candidats ?

Les candidats à la primaire devront se déclarer entre le 1er et le 15 septembre. A ce stade, quatre candidats ont déjà annoncé qu’ils souhaitaient participer : Raphaël Glucksmann et trois socialistes, les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. Le patron du PS Olivier Faure n’a pas encore fait acte de candidature.

Pour pouvoir se présenter, il faut pour les socialistes les parrainages de quinze membres du conseil national, ou de dix parlementaires, ou de cinquante conseillers régionaux ou départementaux sur huit départements et trois régions ou de cinquante maires répartis sur trois régions. Les parrains devront être des élus militants du PS à jour de leurs cotisations.

Le petit parti Gauche républicaine et socialiste (GRS), du député Emmanuel Maurel, pourrait par ailleurs se joindre à la primaire.

• Qui pourra voter ?

Le scrutin sera réservé aux militants socialistes et de Place publique « à jour de cotisation », ainsi qu’aux personnes qui adhéreront à un des deux partis ou auront cotisé à « un pôle social-démocrate », structure tierce créée pour ceux qui ne souhaitent pas adhérer à un parti. Cette structure s’appellera « Association de financement de la désignation de la candidature de la gauche socialiste et démocratique ».

Ils devront pour cela s’acquitter d’une cotisation de 15 euros, avec un tarif social à 10 euros « arraché » par le courant d’Olivier Faure, précise la direction du PS. Ce tarif social est prévu, selon « l’Opinion », pour les étudiants, les personnes sans emploi ou aux revenus trop faibles, sur attestation sur l’honneur. Lors du vote concernant la tenue de la primaire, les votes « contre » et les abstentions au sein du Conseil national du PS étaient liés à ce tarif de 15 euros, jugé trop élevé par le courant d’Olivier Faure, ainsi que par Philippe Brun et Ségolène Royal.

Les électeurs ne pourront pas adhérer ou cotiser le jour du vote. Il faudra l’avoir fait au plus tard 3 jours avant le premier ou le second tour.

• Comment se déroulera le vote ?

En vertu de l’accord trouvé entre le PS et Place publique, le vote pour désigner celui qui représentera l’arc social-démocrate à l’élection présidentielle des 18 avril et 2 mai sera un scrutin électronique uninominal. Il n’y aura pas de procuration possible, indique « l’Opinion ».

Le scrutin se déroulera en ligne. Chaque électeur recevra un identifiant personnel et un mot de passe, transmis séparément par courriel. Il devra également renseigner son numéro d’adhérent pour accéder à l’espace de vote. « L’Opinion » précise que des « points de vote physiques équipés d’une tablette » pourront être installés par les fédérations ou sections PS pour accompagner les militants dans le vote électronique. Le dispositif devra être installé dans un isoloir.

• Que contiendra la charte des valeurs que devront signer les candidats ?

La direction du PS a obtenu que dans la charte des valeurs que devront signer tous les candidats ne figure pas la mention qu’« il n’y aura pas d’accord avec LFI aux législatives », contrairement à ce que souhaitait Raphaël Glucksmann. « Cela n’avait pas sa place dans ce genre de charte », explique un socialiste. Raphaël Glucksmann, officiellement candidat depuis dimanche, a promis d’en faire un des sujets du débat public.

Les candidats doivent par ailleurs s’engager, à travers cette charte, « à proposer le rassemblement à tous les partis de la gauche démocratique, écologique et républicaine afin de construire ensemble un programme commun, un accord législatif et un contrat de gouvernement », a précisé le PS dans un communiqué.

Par  Service Actu (avec AFP)