Voici le nouveau porteur du numéro iconique de Totti et Baggio en Italie : un accro aux paris sportifs qui gère "comme Verratti"
Le dix. Ce chiffre mythique dans le football. Le numéro porté par les plus grands meneurs de jeu à travers l'histoire des équipes nationales. Pelé et Ronaldinho pour le Brésil ; Diego Maradona et Lionel Messi en Argentine ; Michel Platini ou Zinédine Zidane avec la France ; ou Francesco Totti et Roberto Baggio sous le maillot de la Squadra Azzurra.
Alors, quand il est question d'hériter du dix dans l'une de ces sélections au glorieux passé, il faut l'assumer. Un peu comme l'a fait Nicolo Fagioli (25 ans) vendredi avec l'Italie lors du partage en France (1-1). "J'ai confié le numéro 10 à Nicolo et je lui ai demandé de jouer avec calme et personnalité, comme il sait le faire. Il peut évoluer aussi bien en meneur de jeu qu'en milieu de terrain, un peu comme Verratti", s'est réjoui Roberto Mancini qui a lui-même porté ce dix au début des années 90.
La France tombe dans le piège italien: Zidane a du style, des diamants et des faillesguillementPlus le temps passait, plus ma dette devenait une obsession.
Lancé par Mancini en 2022, lors de son premier passage à la tête de la Nazionale, Nicolo Fagioli revient pourtant de loin. Car après la saison de son éclosion sous le maillot de la Juventus, le médian s'est retrouvé au fond du trou. La faute à une addiction aux paris sportifs qui a conduit à une suspension de compétition durant sept mois et l'a endetté de près de 3 millions d'euros.

"Plus le temps passait, plus ma dette devenait une obsession et plus l'argent que je devais ne cessait d'augmenter, je pensais seulement à jouer pour tenter de récupérer le tout, a confessé le joueur en 2023. On me disait : 'On va te casser les jambes si tu ne rembourses pas ce que tu dois'. L'argent que je gagnais servait uniquement à réduire ce que je devais à ces plateformes."
guillementJ'ai beaucoup mûri, je suis plus sûr de moi.
Englué dans ces sales affaires, Nicolo Fagioli a finalement retrouvé la compétition et la sélection italienne en juin 2024, face à la Turquie, juste avant de disputer l'Euro. Quelques mois plus tard, le Bianconeri décidait de quitter la Juve pour "sortir de la phase de l'enfance" et s'émanciper à la Fiorentina. "J'ai repris ma vie en main. J'ai passé onze ans à la Juve et lorsque j'ai décidé de partir fin décembre (2024), je me suis senti plus léger."
L'Italie n'attend que lui : et si Pio Esposito était l'avant-centre que cherche désespérément la Nazionale ?Le voilà aujourd'hui, à 25 ans et après deux années d'absence de la sélection, relancé avec un nouveau statut et un rôle primordial aux côtés de Sandro Tonali et de Davide Frattesi. "J'ai beaucoup mûri, je suis plus sûr de moi, plus audacieux sur certaines choses et plus dur sur d'autres. Je savais que je devais m'améliorer sur certains aspects et j'y suis parvenu", a commenté celui qui a donc repris le numéro dix laissé par Giacomo Raspadori, blessé et absent face à la France puis ce lundi soir face à la Turquie, à Bologne.
"Si on pense qu'il sera le sauveur de la nation…" : Alessandro Romano n'a pas fini de faire parler l'Italie après son erreur contre les DiablesPour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.