Violences : les gardes à vue pourront passer de 48 à 72 heures pour « crime organisé » selon Darmanin
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé, lundi 19 octobre 2026, 2 513 gardes à vue, beaucoup toujours en cours, et 67 personnes incarcérées.
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Lors d’une interview sur TF1, le garde des Sceaux a également indiqué avoir envoyé « une instruction à tous les parquets de France pour leur demander de passer en qualification de criminalité organisée », qui permettra de faire passer les gardes à vue de 48 à 72 heures et « faire des géo-localisations des écoutes téléphoniques qui vont nous permettre de savoir (…) où ils étaient au moment où on a pillé des magasins, attaqué des mairies ».
Gérald Darmanin a également annoncé le recours à la reconnaissance faciale, de manière à comparer le fichier policier du Traitement d’antécédents judiciaires (TAJ), dans lequel « il y a des millions de personnes », avec les images de violences diffusées sur les réseaux sociaux, afin de « regarder si on n’a pas les mêmes images ».
À propos de l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges, survenu samedi, « le parquet national anti-terroriste s’est placé en position d’observateur et va savoir, dans les prochaines heures, s’il se saisit » a encore assuré Gérald Darmanin.
« S’il se saisit, cela veut dire que c’est un acte terroriste, c’est-à-dire que des personnes, notamment d’ultragauche, auraient organisé de façon évidente cette destruction de l’hôtel de ville », a-t-il poursuivi.
Peines de prison ferme
Après plusieurs semaines de relative discrétion médiatique, le garde des Sceaux se montre à l’offensive depuis les violences du week-end : il a rappelé lundi soir avoir demandé aux procureurs « d’être impitoyables avec les casseurs », assurant que « le peuple français veut de l’extrême fermeté ».
« J’ai demandé aux procureurs généraux, et notamment à la procureure générale de Paris, de faire appel systématiquement pour toutes les peines qui ne seraient pas à la hauteur de ce que nous avons vécu », a-t-il ajouté, alors que des comparutions immédiates ont déjà eu lieu lundi dans de nombreux tribunaux correctionnels.
À Paris, Bobigny ou Toulouse, lors d’audiences auxquelles les journalistes de l’AFP ont assisté, plusieurs peines d’emprisonnement fermes ont été prononcées, parfois d’un quantum supérieur à celui réclamé par le procureur.
Dans la capitale, un jeune homme qui avait été interpellé samedi midi place de la République a néanmoins bénéficié d’une relaxe.
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