Violences du 17 octobre : la ministre des Outre-mer reconnaît "les difficultés du quotidien" et en appelle "à la responsabilité de chacun" - Outre-mer La 1ère
Violences urbaines
Alors que plusieurs territoires des Outre-mer sont touchés par des incidents et des violences urbaines depuis le 17 octobre, Naïma Moutchou explique s'être entretenue lundi 19 octobre avec les préfets Outre-mer sur les moyens mobilisés "pour assurer la sécurité de la population".
Par Rédaction Outre-mer La 1ère
Publié le 19 octobre 2026 à 22h02
Modifié le 19 octobre 2026 à 22h06
Lecture 1 min
La Guadeloupe et La Réunion, ont été touchées depuis le 17 octobre par la vague de violences urbaines qui a causé de très nombreux dommages dans de nombreuses villes de France. Deux jours après le début de cette vague de violences, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a expliqué lundi 19 octobre au soir, s'être entretenue avec les préfets dans les Outre-mer "sur la situation et les moyens mobilisés pour assurer la sécurité de la population".
À la suite des graves incidents survenus ces derniers jours, notamment en Guadeloupe, à La Réunion et en Martinique, j’ai souhaité faire un point ce soir avec les préfets dans les Outre-mer sur la situation et les moyens mobilisés pour assurer la sécurité de la population. Mes premières pensées vont aux habitants, aux commerçants et à tous ceux qui subissent les conséquences de ces événements. J’exprime également mon soutien le plus ferme aux policiers, aux gendarmes et aux personnels de secours engagés sur le terrain. Plusieurs ont été blessés. Je pense à eux et à leurs familles et leur dis toute ma reconnaissance. Rien ne justifie qu’on s’attaque à ceux qui risquent leur intégrité physique pour protéger les autres. Je sais les difficultés du quotidien, les inquiétudes sur la vie chère, le carburant, les attentes des jeunes sur leurs conditions d’études. Ces préoccupations sont légitimes et appellent des réponses concrètes. Nous y travaillons chaque jour. Mais on ne peut pas prétendre défendre le pouvoir d’achat et l’égalité des droits en pillant des magasins, en empêchant des salariés d’aller travailler ou en pénalisant les familles que l’on prétend défendre. J’en appelle donc à la responsabilité de chacun. Manifester est un droit. Vivre, circuler et travailler en sécurité aussi. L’État continuera de garantir ces libertés et de protéger la population avec l’engagement des représentants de l’État et des élus locaux que je salue. Nos territoires ont besoin de solutions, pas de nouvelles destructions, pas de nouvelles agressions.
— Naïma Moutchou (@NaimaMoutchou) October 19, 2026
Soutien aux commerçants et aux forces de l'ordre
Premier message de la ministre des Outre-mer : un soutien plein et entier aux habitants et aux commerçants frappés par les violences et aux forces de l'ordre engagées sur le terrain.
« Mes premières pensées vont aux habitants, aux commerçants et à tous ceux qui subissent les conséquences de ces événements. J’exprime également mon soutien le plus ferme aux policiers, aux gendarmes et aux personnels de secours engagés sur le terrain. Plusieurs ont été blessés. Je pense à eux et à leurs familles et leur dis toute ma reconnaissance. »
Des "préoccupations légitimes"
La ministre reconnaît ensuite que les causes de la mobilisation qui s'est déroulée samedi dernier sont légitimes.
« Je sais les difficultés du quotidien, les inquiétudes sur la vie chère, le carburant, les attentes des jeunes sur leurs conditions d’études. Ces préoccupations sont légitimes et appellent des réponses concrètes. Nous y travaillons chaque jour. Mais on ne peut pas prétendre défendre le pouvoir d’achat et l’égalité des droits en pillant des magasins, en empêchant des salariés d’aller travailler ou en pénalisant les familles que l’on prétend défendre. »
Naïma Moutchou
Appel à la responsabilité
Naïma Moutchou en appelle enfin "à la responsabilité de chacun. Manifester est un droit. Vivre, circuler et travailler en sécurité aussi".
Par Rédaction Outre-mer La 1ère
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Mots clés de l'article
- Violences urbaines
- Vie chère
- Économie
- Consommation
- Conflit social
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