Violences du 17 octobre : après le pillage d'un Carrefour City de Toulouse lors de la manifestation, deux individus identifiés et interpellés au petit matin

l'essentiel Lors des violents incidents qui ont marqué la manifestation du 17 octobre à Toulouse, un Carrefour City a été dégradé et pillé en fin d'après-midi au centre de Toulouse. Une enquête a été rapidement ouverte et les policiers de la Rive droite ont remonté la piste de pilleurs ultra-violents. Deux suspects ont été interpellés au petit matin ce vendredi. Ils ont été placés en garde à vue.

Les images des caméras vidéo captées dans le magasin et à l'extérieur restent impressionnantes : une dizaine de personnes qui pénètrent dans le supermarché devant l'entrée du centre commercial Saint-Georges, au cœur de Toulouse. Nous sommes le samedi 17 octobre vers 18 h 30 alors que les exactions se multiplient dans le centre de la Ville rose. "Une horde déchaînée", lâche un policier qui a visionné les images.

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Violences sur les commerçants

Le patron de l'établissement, un de ses employés mais également un commerçant voisin ont essayé de s'interposer, de stopper dégradations et pillages. "Ils ont été violemment pris à partie, menacés de mort et frappés", prévient une source proche de l'enquête. Une grêle de coups d'un côté, des dégradations avec les vitrines qui volent en éclats et beaucoup de vols dans les rayons du commerce.

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"Ils ont tout pris", confirme un témoin choqué. Les fonds de caisse mais également victuailles, bières ou autre bouteille d'alcool. "Un pillage en règle", selon les constatations de la police. Les enquêteurs du service local de police judiciaire de la Rive droite ont été chargés de "remonter" la piste des auteurs de cette mise à sac destructrice.

Les investigations menées notamment sur les images de vidéosurveillance ont permis d'identifier deux individus. Pas des profils de voyou, ni de militant de l'ultra-gauche. "Les victimes les ont reconnus", prévient la police.

Contrefaçons et objets volés

Et ce vendredi matin, moins d'une semaine après les dégradations violentes, deux hommes ont été interpellés au petit matin, sortis du lit par les policiers. À leur domicile, à Tournefeuille et dans un foyer toulousain, les policiers n'ont pas trouvé grand-chose en lien avec le casse du supermarché mais des vêtements à l'origine douteuse.

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"Des contrefaçons et d'autres pièces qui pourraient provenir de cambriolage mais sans lien, selon les premières vérifications, avec les autres pillages constatés samedi dernier", prévient la communication de la police toulousaine.

Placés en garde à vue, les deux suspects répondent désormais aux questions des enquêteurs. Leurs arrestations ne mettent pas un terme à cette enquête. Si les deux hommes appartiennent au groupe qui a pillé le Carrefour City, d'autres participants à cette razzia violente doivent encore être identifiés.