Vincent Euvrard après la victoire du Standard contre La Louvière : "Une bonne équipe, plutôt jeune, avec plus de qualité technique"

Vincent Euvrard tient sa première victoire de la saison. Le coach du Standard était plus que satisfait du comportement de ses hommes contre La Louvière, et des deux éclairs de génie de Salieu Drammeh (2-0). Après avoir rendu un nouvel hommage à Robert Absolonne, l'ancien photographe du club décédé en milieu de semaine, et souhaité un joyeux anniversaire aux Ultras Inferno, il est revenu plus en détail sur ce succès important.

Coach, quel est votre sentiment après ce succès contre La Louvière ?

C'est une belle victoire au cours d'un match compliqué, comme je m'y attendais. La saison dernière, La Louvière n'avait perdu qu'une fois avec deux buts d'écart lors de la phase régulière, et encore, c'était contre Malines après avoir joué une large partie du match à dix contre onze. Les oppositions contre les Hennuyers sont donc toujours très serrées. Cela s'est vérifié ce vendredi, avec beaucoup de duels, de longs ballons et des difficultés à trouver de l'espace dans le bloc bas adverse. Dans ce genre de scénario, une action individuelle fait souvent la différence et donc, ce premier but de Drammeh était très important.

On vous a senti particulièrement soulagé après cette ouverture du score. La tension commençait-elle à monter ?

Quand un match est aussi serré, on sait que le premier est toujours très important. Ici, il était très beau en plus. C'était une période particulière de cette rencontre, durant laquelle nous perdions plus de balles dans leur bloc. Le match commençait à s'ouvrir et je n'aime pas trop cela.

Parlons de Salieu Drammeh. Est-ce le nouveau Rafiki Saïd ?

Pour moi, ils sont quand même différents. Ils présentent des similitudes, notamment dans leur capacité à marquer et délivrer des passes décisives. Mais Rafiki attaquait plus les espaces dans le dos de la défense avec sa vitesse et je pense qu'il avait plus de puissance et de force. Salieu a davantage besoin de se connecter aux autres pour arriver dans le dernier tiers adverse. Ce sont deux joueurs qui, sur une action, peuvent faire tourner une rencontre.

Sa réussite prouve également que le banc est désormais capable de vous apporter une réelle plus-value.

Nous avons calmement construit ce noyau. Pour cela, il faut du temps. Au fur et à mesure, nous parvenons à mettre quelque chose en place, c'est-à-dire une bonne équipe, plutôt jeune, avec plus de qualité technique qu'auparavant. Offensivement, j'ai également plus de choix. Le plus important est qu'on sent que tout le monde est engagé dans notre projet. Les gars sur le banc savent faire des différences.

Par contre, il ne faut pas occulter les difficultés rencontrées par votre défense. La Louvière s'est créé plusieurs opportunités au cours de la première période.

Les transitions de La Louvière font mal. Isah amène de la vivacité et on voit qu'il a des belles connexions avec Filet et Wade. Nous avons choisi de jouer à un contre un derrière et je trouve que nous avons plutôt bien géré ces situations dans l'ensemble.

Pour rester dans la défense, pourquoi ne pas avoir titularisé Fossey ?

C'est un choix physique. Il avait ressenti quelque chose contre le Cercle, et aussi à Malines après cinquante minutes. Vu qu'il n'y avait que quatre jours entre nos deux matchs, il n'a pas eu la possibilité de pleinement récupérer et de se tester. Et je trouvais que nous sommes trop tôt dans la saison pour prendre le risque de le perdre pour longtemps, d'autant qu'avec Henry Lawrence, nous avions un joueur très stable capable de le remplacer.

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