Une voiture sans histoire, la Citroën AX ? Pas pour tout le monde

SÉRIE DE L’ÉTÉ. Toute l’année, nous, journalistes de Caradisiac jugeons les nouveautés selon une grille de notation précise, qui nous permet d’établir des avis les plus objectifs possibles. Mais, une voiture, c’est aussi – surtout – une question de coup de cœur, et on peut s’attacher à un modèle en particulier en dépit de ses défauts (look, image de marque…). Cette série d’été permet aux membres de la rédaction de déclarer leur flamme à la voiture de leur choix, en toute mauvaise foi si besoin. Aujourd’hui, on prend le volant de la Citroën AX, une voiture banale, mais qui a marqué plusieurs années de ma vie.
En tant que passionné d’automobiles, la petite citadine française n’était pas destinée à occuper mes pensées. Le service communication de la marque a bien tenté de la rendre « Révolutionnaire » en la faisant rouler sur la muraille de Chine (publicité exceptionnelle que l’on doit à Jacques Séguéla), mais cela n’a pas suffi pour ma part.
Pourtant, cette auto est entrée dans ma vie. D’abord dans celle de ma mère lorsqu’elle l’a acheté neuve, puis dans la mienne lorsque j’ai obtenu le permis. Contre 1 500 €, je suis devenu propriétaire d’une Ax Ten blanche cinq portes de 1993.
Petite, maniable, économique à l’entretien et consommant peu, c’est la voiture idéale pour commencer. Seulement, elle n’avait aucun atout pour séduire un passionné comme moi. Pire que cela, elle cachait sous son capot le bloc TU de 954 cm3, avec à la clé 45 chevaux abreuvés par une simple injection monopoint, le tout distribué via une boîte à seulement quatre rapports. Clairement, cette voiture était un « poumon » ! Autant vous dire que je ne l’ai pas ménagée niveau mécanique…
Pour autant, j’ai énormément de souvenirs partagés avec elle : les premières vacances entre amis, les virées à l’étranger sur un coup de tête, la découverte des têtes-à-queue…
Une deuxième AX
Il s'en est suivi un passage au volant d’une Volkswagen Polo G40, une auto terriblement attachante. J’ai dû m’en séparer faute de finance suffisante et sauter sur une opportunité bien moins coûteuse : une nouvelle fois une Citroën AX. Seulement, je suis monté en gamme puisque j’étais au volant d’une version 1.1 en carrosserie trois portes. Elle affichait plus de 220 000 km au compteur et les nombreux allers-retours Caen/Paris « pied à la tôle » ont eu raison de son pauvre moteur. Elle a terminé sa carrière à la casse et ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.
Puis une troisième
Malgré tout, je suis revenu à la charge, de façon totalement volontaire cette fois-ci. Après avoir découvert les joies de la conduite sur circuit, j’ai décidé avec un ami d’investir dans une auto spécialement dédiée. Notre choix s’est rapidement porté sur une AX GTi, une version pétillante, facile à modifier et à entretenir et surtout très légère. Critère non négligeable, elle ne nous a coûté à l’époque que 2 000 €, pour un exemplaire en bon état et affichant 100 000 km.
Pendant plusieurs années, elle fut notre « arme » sur les tracés serrés, une auto pas très performante, mais terriblement agile et acceptant sans broncher les « freine-tard », tout en restant fiable. Que demander de plus ?
C’est ainsi que plusieurs AX m’ont accompagné alors que rien, sur le papier, ne s’y prêtait… Cette histoire d’amour n’est peut-être pas achevée, je lui prête toujours un regard attendri lorsque j’en croise une et sa cote demeure raisonnable. Vous pouvez imaginer la suite…