"Une traîtresse de la France" : traité de "connard de suprémaciste" par Sandrine Rousseau, Elon Musk répond à la députée française
l'essentiel Qualifiée de "traîtresse de la France" par Elon Musk après de virulentes attaques à la Fête de l'Humanité, Sandrine Rousseau s'ajoute à la liste des figures écologistes ciblées par le milliardaire. Retour sur une nouvelle passe d'armes entre le patron de X et la gauche française.
Pas sûr qu'Elon Musk et Sandrine Rousseau s'assoient un jour à la même table. Sur la plateforme X, le patron du réseau social – habitué à commenter l'actualité politique française – a qualifié la députée écologiste de "traîtresse de la France", dans un message publié ce vendredi 18 septembre. L'intéressé réagissait ainsi à une prise de parole de l'élue française lors de la Fête de l'Humanité.
"Je rappelle que Twitter (ancien nom de X, ndlr) est tenu par Elon Musk, qui est un connard de suprémaciste et qu’à un moment donné, à chaque fois qu’on poste sur ce réseau, on lui donne de l’importance", avait énoncé Sandrine Rousseau sur scène, le 12 septembre dernier. "Si toute la gauche quitte ce réseau, alors on laisse l’extrême droite comme des poissons rouges dans un bocal qui se boufferont la tronche et que ça sera très bien comme ça".
L'élue française avait été invitée dans le cadre d'un débat organisé par le titre l'Humanité, au sujet de la liberté de la presse. "Quand nous allons arriver au pouvoir en 2027, on détruira l’empire Bolloré", avait commenté l'intéressée.
Passe d'armes avec Marine Tondelier
Au début du mois d'août, Marine Tondelier, candidate écologiste à la présidentielle 2027, avait suggéré d'interdire plusieurs plateformes – comme X – pour lutter contre la désinformation. Elon Musk avait répondu, demandant "à ce qu'elle soit réduite au silence pour trahison envers la France". Cette dernière avait répliqué... sur le réseau social X : "Je suis la candidate à la présidentielle française que vous voulez 'faire taire pour trahison envers la France' (ça n'a même pas de sens)", avait-elle rétorqué.
"La France n'a pas à recevoir de leçons de patriotisme d'un milliardaire étranger qui estime pouvoir décider quels responsables politiques européens doivent être réduits au silence", avait-elle poursuivi.