Une fin de saison en queue de poisson pour Félix Dolci

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Les Championnats du monde de gymnastique artistique ne se déroulent vraiment pas comme prévu pour les Canadiens. Presque tous les membres de l'équipe nationale masculine ont vu leurs parcours prendre fin dès la première journée de la compétition, qui a lieu à Rotterdam, aux Pays-Bas.

Lors de la première journée des mondiaux, le meneur de la formation unifoliée, Félix Dolci, n'a pu faire mieux qu'une 11e place à la barre fixe. Le Québécois n'a donc pas été en mesure de se qualifier pour une finale individuelle, tout comme ses coéquipiers Jordan Carroll, René Cournoyer et Xavier Olasz.

Les Canadiens ont aussi été écartés de la finale du concours par équipe après s'être classés 13es en qualifications. En fait, seul l'Ontarien Samuel Zakutney a encore une épreuve à son horaire en vertu d'une 25e place au concours complet.

C'était rough, c'était compliqué. Quand on a une contre-performance comme ça au niveau international, c'est sûr que c'est choquant, frustrant et qu'il y a énormément de déception, confie Félix Dolci.

Il faut souligner que ce dernier n'était pas au sommet de sa forme. En raison d'une blessure à un genou, le gymnaste de 24 ans a été forcé à modifier certaines de ses routines pour protéger son articulation.

En venant ici, on a ressenti une fatigue, j'ai eu des difficultés physiques qui ne me permettaient pas de performer à la hauteur de mes attentes. Ça ne m'a pas aidé, mais je ne pense pas que, concrètement, ça explique mes résultats de bord en bord, précise-t-il.

Au terme de la première journée de compétition, Dolci avait en quelque sorte montré du doigt la fédération canadienne en déclarant au micro d'Inside Gymnastics que la préparation en vue de ce grand rendez-vous n'a pas été optimale.

Si on se compare avec les autres pays qui ont bien performé ici à Rotterdam, je pense que la majorité a eu des camps d'entraînement pour se préparer, pour savoir qui fait quoi, quelle est la forme de chacun et établir des objectifs plus conséquents.

Il estime que les résultats de 2026 s'expliquent en grande partie par un manque de structure dans l'encadrement offert aux athlètes par Gymnastique Canada.

À Antwerp, lorsqu'on a qualifié l'équipe aux Jeux olympiques, on était unis comme jamais avec un objectif commun. On connaissait les forces et faiblesses de tout un chacun. Lorsque je compare ces deux championnats du monde, il y a des conclusions à tirer à ce niveau-là, constate le Lavallois.

Félix Dolci veut également assumer sa part de responsabilités. Au cours des prochaines semaines, il tentera de déterminer si ses différents engagements à l'extérieur de son sport pourraient avoir eu une incidence négative sur ses performances.

J'ai un mode de vie qui fluctue constamment et c'est toujours à réévaluer. Un résultat comme aujourd'hui pousse à la réflexion et c'est ce que je compte faire, assure celui qui a pris part à des émissions de télé-réalité cette année.

De l'optimisme malgré tout

Les mauvais résultats en sol néerlandais sont d'autant plus surprenants considérant que les Canadiens avaient brillé lors des dernières compétitions d'envergure.

En juin, le Canada a notamment mis la main sur le premier titre masculin de son histoire à l’épreuve par équipe des Championnats panaméricains de gymnastique artistique 2026, à Rio de Janeiro, au Brésil.

Puis, les représentants de l'unifolié ont répété l'exploit aux Jeux du Commonwealth de Glasgow, en Écosse, où ils ont également fait le plein de médailles individuelles.

Quand je prends le pour et le contre de cette année 2026 — tout ce que j'ai réalisé et les résultats qu'on a obtenus — je pense qu'on a eu une belle année, affirme Félix Dolci.

Si tu veux gagner, il faut aussi que tu sois prêt à perdre. J'ai de la misère avec ça, mais je sais que je ne peux pas toutes les gagner.

Au final, les mondiaux de Rotterdam ne seront donc qu'une tache au bas d'un bilan plutôt satisfaisant pour l'équipe nationale, qui a désormais amplement de temps pour tourner la page.

Les gymnastes canadiens profiteront des prochains mois pour penser leurs plaies avant d'attaquer une saison 2027 qui sera fort importante en vue des Jeux olympiques de Los Angeles l'année suivante.

Avec les informations d'Antoine Deshaies