Une ex-stagiaire de l'avocat David Metaxas, mis en examen pour viols, raconte "des violences sexuelles à répétition"
Surnommé "l'avocat des voyous", le ténor du barreau de Lyon est mis en examen pour viols, tentatives de viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité depuis novembre 2025. L'une des six plaignantes, une ancienne stagiaire, témoigne auprès de France Inter.
Par Marie Peyraube Publié le jeudi 17 septembre 2026 à 08:10
Mis en examen pour viols, tentatives de viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité depuis novembre 2025, David Metaxas, surnommé "l'avocat des voyous", est visé par six plaintes. Les plaignantes sont toutes de très jeunes stagiaires qu'il avait accueillies au sein de son cabinet d'avocat au moment des faits. Alors que l'instruction touche à sa fin, l'une d'elles s'est confiée, jeudi 17 septembre, au micro de France Inter, et évoque "des violences sexuelles à répétition".
Chloé avait 20 ans et était en deuxième année de droit lorsqu'elle a décroché en juin 2021 un stage au sein de l'un des plus prestigieux cabinets d'avocats de Lyon. Rapidement, selon elle, le patron, star du barreau alors âgé de 45 ans, lui fait des avances. "Très vite, David Metaxas m'invite à boire un verre, m'envoie des messages tard le soir pour obtenir des relations sexuelles", relate la jeune femme. "Il va y avoir un premier viol avec énormément d'alcool", raconte-t-elle.
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"Malgré mes pleurs, il va continuer d'insister. Je vais céder, et une relation va se mettre en place, faite d'emprise, de violences psychologiques, de violences sexuelles à répétition", détaille Chloé.
L'avocat nie en bloc
David Metaxas nie les viols et parle de relations consenties avec les six plaignantes. Il se dit victime de la cabale de maîtresses jalouses et délaissées. Les plaintes ont été déposées en 2024 et 2025, et l'avocat continue d'exercer depuis. Chloé dénonce la passivité de l'Ordre des avocats de Lyon. Elle pointe du doigt une "profession qui se protège au lieu de protéger celles qui dénoncent" et un "silence qui envoie comme message : 'Taisez-vous et ne parlez pas, car on n'agira pas et on ne fera rien'".
L'Ordre des avocats de Lyon répond que pour ouvrir une enquête disciplinaire, quand l'avocat visé conteste les faits, il faut attendre une décision judiciaire définitive. Il a cependant contacté les universités pour éviter que des étudiantes ne soient envoyées en stage dans ce cabinet.