“Une communication puante”: DéFI saisit le parquet après un visuel du MR sur les manifestations étudiantes

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, et la présidente de DéFI, Sophie Rohonyi. © BELGA, Photo News

La présidente de DéFI, Sophie Rohonyi, a annoncé samedi le dépôt d’un signalement auprès du procureur du Roi de Bruxelles à la suite d’une publication diffusée vendredi par le MR, en collaboration avec son président, sur les réseaux sociaux. Un signalement a également été adressé à Unia.

SW

Source: Belga

10 octobre 2026, 13:32

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Dans ce visuel consacré aux manifestations étudiantes à Liège, Charleroi et Bruxelles, le MR détourne les codes d’une liste de fournitures scolaires pour y faire figurer des cocktails Molotov, des feux d’artifice dirigés vers la police et d’autres objets dangereux.

“Assimiler toute une catégorie de la population à des comportements violents”

Pour la présidente de DéFI, “la communication du MR est de plus en plus puante. Les étudiants qui manifestent pour leurs droits sont très majoritairement pacifiques... Ces jeunes subissent d’ailleurs les conséquences des violences qu’ils n’ont pas commises: leur message est étouffé, leurs revendications passent au second plan et leur mobilisation est décrédibilisée. Faudrait-il, en plus, les tenir collectivement responsables des actes d’une minorité? En utilisant les codes de l’univers scolaire, qui renvoient à des jeunes mineurs, cette publication risque d’assimiler toute une catégorie de la population à des comportements violents”, a-t-elle fait valoir, dans un communiqué.

(La suite ci-dessous)

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Question juridique

La présidente de DéFI estime que cette communication soulève ainsi une question juridique qui mérite d’être examinée au regard des dispositions pénales relatives à l’incitation à la discrimination ou à la haine sur la base de l’âge, critère protégé par la législation belge.

Pour DéFI, la liberté d’expression politique implique aussi une responsabilité particulière dans le choix des mots et des images, singulièrement lorsque ceux-ci émanent d’un parti de gouvernement. “Être libéral, c’est veiller tout autant à la liberté de manifester pacifiquement, au respect des forces de l’ordre et des commerçants, et à la protection des jeunes contre toute forme de stigmatisation collective”, a conclu Sophie Rohonyi.

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