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  • 2026-07-24 16:33:00 +0000 UTC

    Jul 24, 2026

    Une agence de développement pour affronter un "basculement sociétal" et faire revivre le centre-ville brainois

    Les responsables ne le cachent pas: le démarrage a été compliqué avec une procédure exigeante pour obtenir l'agrément – et donc une garantie de financement – de la Région wallonne, et le recrutement d'un premier coordinateur qui a débouché sur le constat d'une "erreur de casting". Mais tout est à présent en ordre, le poste de coordinateur a été attribué pour une période de trois mois qui pourrait se prolonger par un CDI, le périmètre d'action est bien défini, et la Région apportera 1 million d'euros sur six ans. L'Agence de développement du centre-ville (ADCV) brainoise a donc été présentée officiellement ce jeudi.

    Avec une toute première mission prioritaire: préparer la 80e édition de la braderie, le premier week-end de septembre. C'est surtout l'occasion de jeter les bases du travail futur sur le centre-ville, avec un champ d'action beaucoup plus large. L'ADCV devra dans les années qui viennent jouer un rôle de "chef d'orchestre" pour accompagner les commerçants locaux, prospecter de nouveaux investisseurs, rendre des avis éclairés sur l'amélioration de l'espace public et les projets liés à l'habitat en centre-ville, ou encore coordonner les grands événements qui attireront du monde tout au long de l'année.

    Pour l'échevin du Commerce Jean-Marc Wautier, par ailleurs commerçant lui-même, les centres-villes, un peu partout en Europe, font face aux mêmes défis: essor du commerce en ligne, télétravail pour une partie des gens qui faisaient vivre les centres, concurrence avec les centres commerciaux, hausse des coûts d'exploitation des commerces…

    Certains commerces ne tiennent pas le choc, ce qui diminue la fréquentation globale, met en péril ceux qui restent, et cela peut tourner au cercle vicieux. Dans le même temps, la population vieillit et opte pour des appartements confortables proches des services et commerces, les jeunes voient la voiture comme une contrainte, et la "quatre façades" excentrée n'est plus le graal.

    "On vit un basculement sociétal, constate Jean-Marc Wautier. Le débat n'est pas de savoir s'il faut plus de commerce, mais comment faire revenir durablement les gens dans notre centre-ville. Il ne faut pas croire que le commerce crée la vie en ville: le commerce se positionne dans les flux. Il faut donc agir sur plusieurs leviers pour créer ces flux: l'attractivité, l'amélioration de l'espace public, l'animation, l'habitat, l'offre commerciale. Pour accompagner cela, il faut des professionnels. C'est précisément le rôle de l'ADCV."

    Un large champ d'action

    La coordination a été confiée à Stanislas de Lantsheere – lire ci-dessous –, qui a été engagé à temps plein, et les subsides régionaux permettront de recruter également un adjoint. Un montant régional de 80 000 euros par an devrait être attribué, plus 20 000 euros annuels de la Commune et un complément qui devra obligatoirement venir du privé.

    L'ADCV pourra bénéficier, en matière de prospective urbaine, de l'expertise de la Direction des implantations commerciales du SPW. L'agence brainoise va aussi s'intégrer à un réseau de 14 ADCV existantes en Wallonie, où sont notamment échangées les bonnes pratiques et les méthodes de travail.

    "L'ADCV n'est pas une association des commerçants bis, précise l'échevin. Son champ d'action est bien plus large. C'est un outil opérationnel, un intermédiaire permanent entre les commerçants, les habitants et les autorités locales. L'organe d'administration est composé d'élus locaux de la majorité et de l'opposition, de représentants des commerçants, mais aussi d'acteurs culturels qui contribuent à l'animation du centre."

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