Un premier office pontifical pour Mgr Rossignol lors de la Kermesse de Tournai. "Je suis revenu de Rome hier. J'ai failli ne pas être ici à temps"
"Quelle joie de participer pour la première fois aux festivités", a souligné d'emblée Monseigneur Frédéric Rossignol ce samedi dans une cathédrale réduite à cause de ses travaux. Le nouvel évêque de la ville présidait l'office pontifical de la Kermesse après un voyage à Rome. Venant tout juste d'atterrir sur le sol belge, le successeur de Guy Harpigny a entamé la célébration religieuse avec humour. "J'étais à une formation pour les nouveaux évêques dans la capitale italienne. Je suis rentré hier. J'étais préoccupé par l'avion et par le fait d'être bien parmi vous aujourd'hui. J'ai gardé cette mauvaise habitude de voyager avec Ryanair (rires). C'était mon chemin de croix de 24h avant d'être ici. Mon frère m'a demandé pourquoi je n'allais pas en première classe, mais je reste qui je suis… Peut-être que je changerai quand même de compagnie aérienne. Le point positif, c'est que les problèmes de transport ont permis de discuter ensemble. À côté de moi, il y avait un monsieur thaïlandais, de tradition bouddhiste. Ça m'a rappelé le livre biographique d'Obama. Il avait écrit qu'à l'époque, il prenait le bus et il rencontrait des gens".
A LIRE > À quelques jours de la Grande Procession de Tournai, l'évêque Frédéric Rossignol se confie sur sa mission : "J'aime ce contact humain"Mgr Rossignol a également revu le pape Léon XIV, avec qui il a travaillé par le passé. "Je vais vous faire une autre confidence. Quand je saluais mes homologues, on me tapait dans le dos en me demandant comment ça allait en Belgique, si ce n'était pas trop dur. Le pape m'a aussi questionné, mais je suis heureux d'avoir rejoint le diocèse". Si la question lui a été posée, c'est notamment par rapport à la foi de la population belge. Monseigneur a mis cette interrogation en lien avec la fréquentation de la Procession, en berne depuis de nombreuses années.
"La croyance est devenue quelque chose d'étrange pour la plupart des contemporains. Nous ne sentons pas toujours une chaleur évidente dans nos églises. En tant que bons Européens, nous avons parfois tendance à aller à l'église pour une piété personnelle".
Comme de tradition, la messe s'est terminée avec la remise des clés de la ville par la bourgmestre Marie-Christine Marghem à l'évêque.
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