Un policier tabassé à Belfort en marge des mouvements lycées à Belfort : plusieurs suspects identifiés
Plusieurs personnes soupçonnées d’avoir participé au passage à tabac d’un policier vendredi lors d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à Belfort en marge du mouvement lycéen ont été identifiées, a indiqué samedi à l’AFP le procureur, Paul-Edouard Lallois.
« On a plusieurs personnes désormais identifiées comme susceptibles d’être parmi les auteurs principaux » de l’agression du commandant de police, a-t-il indiqué samedi en fin de matinée, se disant « assez optimiste » sur la perspective de les arrêter dans les 24 heures.
L’enquête est ouverte pour tentative de meurtre du policier né en 1967, chef du service départemental du renseignement territorial du Territoire de Belfort.
« Ses dépositions nous permettent de mieux comprendre le contexte »
Le magistrat n’a pas précisé combien de suspects avaient été identifiés ni s’ils constituaient l’ensemble des suspects recherchés. Un jeune homme de 17 ans arrêté la veille en lien avec l’agression est sorti de garde à vue samedi midi sans charges retenues contre lui, aucun élément ne montrant qu’il aurait frappé le policier.
« Il était néanmoins sur place et ses dépositions nous permettent de mieux comprendre le contexte » des faits, a précisé le procureur. Parmi les suspects identifiés figure un jeune que le commandant de police avait menotté sur les berges d’un ruisseau peu avant l’agression, a précisé le procureur.
Reconnaissable par sa « menotte au poignet », il est « identifié clairement comme venant porter deux violents coups de pied à la tête du policier », poursuit le magistrat.
Le procureur a par ailleurs démenti des affirmations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le policier aurait mis la tête du jeune homme sous l’eau en tentant de le maîtriser avant l’agression.
Des vidéos circulant en ligne le montrent aux prises avec le jeune homme au milieu d’un ruisseau, avant de parvenir à l’immobiliser sur la berge.
Les différentes vidéos, sur lesquelles le policier et le manifestant sont partiellement cachés par de la végétation, ne permettent pas de dire si la tête du jeune homme est immergée ou non.
« C’est l’individu qui va délibérément dans l’eau »
Selon le procureur, « c’est l’individu qui va délibérément dans l’eau » en tentant d’échapper à l’agent qui le poursuivait pour son implication dans des jets de projectiles et des départs de feu.
« Tous les deux tombent dans le ruisseau, c’est pour ça que vous avez, à un moment donné, une scène avec le commandant à genoux dans l’eau et l’individu affalé sur l’eau », détaille-t-il.
Mais le jeune « ne peut pas être immergé dans l’eau, il n’y a pas assez d’eau pour être immergé, » selon la procureur.